Venezuela : appel aux Etats-Unis de la vente de la compagnie pétrolière Citgo

Mercredi 14 janvier 2026

Le conseil d’administration aux Etats-Unis de la compagnie pétrolière Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) nommé par l’opposition a fait appel de la vente de Citgo, la filiale américaine du géant public vénézuelien, décidée par la justice américaine, a-t-il annoncé dans un communiqué mardi.

Agence France-Presse 13 janvier 2026 à 22h56

Le conseil d’administration aux Etats-Unis de la compagnie pétrolière Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) nommé par l’opposition a fait appel de la vente de Citgo, la filiale américaine du géant public vénézuelien, décidée par la justice américaine, a-t-il annoncé dans un communiqué mardi.

Le conseil d’administration de PDVSA ad hoc contrôle Citgo et gère les avoirs de PDVSA à l’étranger placés sous le contrôle de l’opposition depuis le durcissement des sanctions américaines en 2019. Ce que le pouvoir vénézuélien a toujours rejeté.

« Le Conseil d’administration de Petroleos de Venezuela, S.A. (PDVSA Ad Hoc) informe » avoir fait appel « le jeudi 8 janvier (…) de la vente judiciaire » de « Citgo approuvée par le tribunal du district du Delaware » fin novembre.

Citgo accumule près de 20 milliards de dettes.

Selon la direction d’opposition « le processus de vente aux enchères a été affecté par de graves conflits d’intérêts, des erreurs de droit substantielles et une conception procédurale qui a indûment favorisé certains participants, au détriment de la valeur économique de l’actif et des principes fondamentaux d’équité judiciaire ».

« La vente (…) réduit de manière injustifiée la valeur de Citgo de plusieurs milliards de dollars et légitime une procédure qui s’écarte des standards les plus élémentaires d’impartialité », a-t-elle encore ajouté.

La valeur de Citgo avoisine 10 milliards de dollars, selon une estimation en décembre à l’AFP de Horacio Medina, président du conseil qui contrôle Citgo. Toutefois, les évaluations divergent, certains atteignant jusqu’à 40 milliards.

Les autorités à Caracas, qui ont toujours critiqué la gestion de Citgo par l’opposition, avaient dénoncé sa vente « forcée » en décembre, assurant que « le Venezuela ne reconnaît ni ne reconnaîtra la vente de Citgo ».

Le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez avait notamment recommandé à l’exécutif de retirer la nationalité à six dirigeants de l’opposition pour le « vol » de Citgo.

Ce feuilleton économico-judiciaire survient alors que le président américain Donald Trump assure qu’il va gérer l’exploitation pétrolière vénézuélienne après avoir capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier au terme d’une opération militaire spectaculaire à Caracas et dans trois autres régions.

Agence France-Presse

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