Social et Économie 5min Publié le 27 octobre 2026 Tom Demars-Granja
Aussitôt sa camionnette garée en urgence, Christophe (le prénom a été modifié) traverse la route et rejoint les « bons » qui bloquent l’entrée des bureaux de l’entreprise d’armement française Safran, situés dans une zone commerciale des Ulis (Essonne). Polaire orange siglé la Poste, Christophe a décidé de mettre en pause ses livraisons, mardi 27 octobre au matin, à la vue de drapeaux palestiniens et keffiehs.
« Plus jamais ils ne recevront de colis de ma part, lâche-t-il, en attrapant un prospectus qui détaille les technologies que Safran vend à Israël, dans le cadre du génocide perpétré à Gaza. C’est une folie. En plus, ma sœur travaille à Safran. »
À peine une heure plus tôt, ce sont cinq lycéennes qui ont rejoint, le temps de quelques minutes, les militants dont le blocus se déroulait sur leur chemin vers l’école. « On va être en retard », lance l’une d’entre elles pour rire. « Merci beaucoup ! », se sont exclamés les participants à leur départ. Lire la suite.