Quand les bénéfices des industries extractives finissent dans des paradis fiscaux : leçons à tirer pour les impôts sur les bénéfices exceptionnels

Mardi 21 avril 2026

Le conflit impliquant l’Iran a ravivé les craintes de perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole via le détroit d’Ormuz, faisant grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril en mars 2026. Étant donné qu’environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de GNL transite normalement par cette voie, de telles tensions ont des effets immédiats sur les prix, l’inflation et le coût de la vie.

Authors : Alice Chiocchetti, Ninon Moreau-Kastler, Quentin Parrinello, and Giulia Varaschin

Le conflit impliquant l’Iran a ravivé les craintes de perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole via le détroit d’Ormuz, faisant grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril en mars 2026. Étant donné qu’environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de GNL transite normalement par cette voie, de telles tensions ont des effets immédiats sur les prix, l’inflation et le coût de la vie.

Ce phénomène n’est pas isolé. Les chocs géopolitiques font régulièrement augmenter les prix des matières premières, générant d’importants revenus exceptionnels pour les industries extractives. Lorsque ces gains ne reflètent généralement ni la productivité des entreprises ni le risque de marché, ils constituent des rentes économiques. Parallèlement, la hausse des prix des matières premières se répercute sur les dépenses quotidiennes, augmentant les coûts de transport, de chauffage et d’énergie pour les ménages et les entreprises. La coexistence d’un coût de la vie en hausse et de profits en forte augmentation dans les secteurs extractifs conduit souvent les décideurs publics à s’interroger sur la manière de concevoir des réponses politiques ciblées, telles que les taxes sur les superprofits, par exemple pour financer des mesures d’aide d’urgence. Lire la suite.

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