Tribune 16 septembre 2026
La disparition de Patricio Guzmán nous laisse profondément tristes. Je pense d’abord à ses films, découverts en m’intéressant au Chili, puis plus profondément lors d’un séjour universitaire dans ce pays.
L’immensité de l’œuvre de Patricio Guzmán tient peut-être à la permanence d’une interrogation obsédante : que faisons-nous de notre mémoire ? Son cinéma s’est transformé au fil du temps, mais cette question ne l’a jamais quitté.
Avec « La Bataille du Chili », il pose sa caméra au milieu des événements qui précèdent le coup d’État du 11 septembre 1973. Des images qui deviendront bientôt les traces d’un monde disparu, celui de l’Unité populaire et de son gouvernement conduit par Salvador Allende. Lire la suite.