Mozambique LNG : des chefs locaux et 66 ONG en appellent à l’ONU pour faire la lumière sur le massacre d’Afugni, commis sur le site de TotalEnergies

Vendredi 18 juillet 2025

Les chefs locaux et 66 organisations de droits humains appellent, ce jeudi 17 juillet, dans une lettre adressée au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, à l’ouverture d’une enquête sous l’égide de l’ONU sur le massacre de centaines de civils au Mozambique par des soldats chargés de protéger un site de TotalEnergies.

Monde 3min Publié le 17 juillet 2025 Clémentine Eveno

Dans un village de la péninsule d’Afungi, entre juillet et septembre 2021, des soldats chargés de la protection du site de Mozambique LNG de TotalEnergies se rendaient coupables d’un véritable massacre de civils, révélait une enquête publiée fin septembre 2024 par le média Politico.

Quatre ans après ce bain de sang, des chefs locaux et 66 ONG mozambicaines et internationales, parmi lesquelles figurent Reclaim Finance ou les Amis de la Terre, publient une lettre ouverte ce jeudi 17 juillet, pour demander l’ouverture d’une enquête indépendante sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) sur ces « graves violations des droits humains ».

Tandis que TotalEnergies affirmait n’avoir aucune connaissance de ce massacre commis par la Joint Task Force, une alliance de forces armées mozambicaines, Le Monde dévoilait en novembre 2024 que l’entreprise française était au fait des exactions commises. Les documents internes révélés par le quotidien démontraient même que le groupe énergétique avait délibérément continué de rémunérer certains soldats incriminés, et ce pendant deux ans. Lire la suite.

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