« Le visage du capital » de Laurent Binet : une chronique savoureuse du procès Lafarge

Jeudi 1er octobre 2026

À l’automne dernier, l’écrivain a suivi pour « l’Humanité » le procès de cette multinationale, accusée de financement du terrorisme. Il en a tiré un livre vif, mordant et souvent drôle, sur les travers consubstantiels du capitalisme.

Culture et savoir 4min Publié le 30 septembre 2026 Alexandre Fache

Sonder dans le ciment de Lafarge l’essence perverse du capitalisme. En suivant, pendant six semaines, à l’automne dernier, le procès de la multinationale, première entreprise de l’histoire à être poursuivie – et condamnée – pour financement du terrorisme, l’écrivain Laurent Binet avait un projet précis.

Comprendre comment et pourquoi la firme avait maintenu l’activité de son usine syrienne de Jalabiya, au cœur du chaos des années 2013-2014, versant jusqu’à 5,6 millions d’euros à des groupes djihadistes, dont l’État islamique. Mais aussi, bien sûr, explorer les ressorts d’une quête de profit s’affranchissant de toute morale. Lire la suite.

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