Par Les Echos Publié le 5 janv. 2026 à 21:43 Mis à jour le 6 janv. 2026 à 10:13
Cette fois, c’est officiel et c’est une victoire pour Trump. Les Etats-Unis se sont félicités lundi d’avoir obtenu que les multinationales américaines soient « exemptées » du taux minimal de taxation de 15 % prévu par un accord international.
Fin 2021, près de 140 Etats s’étaient engagés à davantage taxer les multinationales via un accord-cadre conclu sous l’égide de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Le Pilier 2 de cet accord prévoit l’instauration d’un taux d’impôt effectif minimum d’au moins 15 % sur les bénéfices de ces grandes entreprises. L’exemption américaine jette un voile sur la suite, en pleine guerre commerciale entre la Chine, les Etats-Unis et l’Europe.
Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord et son gouvernement a négocié pour que les multinationales américaines soient dispensées d’une telle taxation. Avec un bâton plutôt agressif : si cet impôt de 15 % était appliqué aux groupes américains, la Maison-Blanche aurait dégainé sa « revenge tax » - une retenue à la source pouvant aller jusqu’à 20 % sur les revenus de capitaux réalisés par les individus et les groupes étrangers issus de pays où la fiscalité « désavantage » les firmes américaines.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère américain des Finances a affirmé avoir conclu un accord avec plus de 145 pays « pour que les entreprises ayant leur siège social aux Etats-Unis soient soumises uniquement aux impôts minimaux américains et exemptées du Pilier 2 ». Le ministère estime que cette issue constitue une « victoire historique » qui « préserve la souveraineté américaine » et « protège les entreprises et travailleurs américains contre les dérives extraterritoriales ». Lire la suite.