Par Guillaume Daudin Publié aujourd’hui à 14h55
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« Pourquoi la HSBC n’est-elle pas mise en examen dans l’affaire Salamé ? Tout le pognon est passé par là ! C’est le seul gros poisson qui reste », s’indignait, il y a quelques semaines, un avocat de l’une des personnes impliquées dans ce dossier. C’est désormais chose faite depuis le 6 mai, selon les informations du Monde confirmées jeudi 4 juin par le Parquet national financier.
Au terme de deux jours d’interrogatoire, deux juges financiers chargés d’instruire le volet français des potentiels biens mal acquis libanais de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, 75 ans, et de ses proches ont formellement mis en cause la HSBC Private Bank Suisse. La filiale du géant bancaire britannique est mise en examen pour « blanchiment en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de commettre des délits tels que du détournement de fonds publics, des abus de confiance ou de la corruption d’agent public ». La banque a dû verser 80 millions d’euros de cautionnement, notamment en vue d’éventuels dommages et intérêts futurs à payer. Lire la suite.