Publié hier à 06h00, modifié hier à 15h52 Marie Charrel
Certains montrent du doigt la mondialisation libérale des années 1990, qui poussa les Etats à s’abîmer dans la course au moins-disant fiscal. D’autres accusent le lobbying d’une poignée d’ultrariches, menaçant les dirigeants politiques de plier bagage s’ils augmentent la fiscalité les concernant. Le constat est atterrant : alors que les finances publiques de nombreux pays sont exsangues, alors que le désordre climatique exige des investissements colossaux pour préparer nos sociétés aux ravages qui vont l’accompagner, la plupart des gouvernements renoncent à imposer les ultrariches – qui jouissent donc de leur fortune sans verser une juste contribution aux pays et à leurs services publics dont, pourtant, ils profitent. Juste contribution, car on ne parle pas, ici, d’un impôt exceptionnel et vexatoire justifié par l’urgence de la situation, mais bien d’un impôt « normal », comme celui payé par l’ensemble des contribuables imposables. Lire la suite.