Par Laura Motet Publié aujourd’hui à 05h38, modifié à 09h48
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Par une étrange magie, le micro de la salle 2.01 du tribunal judiciaire de Paris s’est tout à coup mis à fonctionner, lundi 21 septembre, à 18 h 03. Depuis le début des audiences du procès de Rachida Dati, mercredi 16 septembre, et jusqu’à cette heure fatidique, l’appareil semblait rechigner à transmettre autre chose que des bribes des explications de la prévenue.
L’ancienne ministre de la justice (2007-2009) et de la culture (2024-2026), maire du 7e arrondissement de Paris, est renvoyée devant le tribunal pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif ». Des juges d’instruction la soupçonnent d’avoir touché 900 000 euros entre 2010 et 2012 de la part de la holding chapeautant l’Alliance Renault-Nissan, en échange de coups de pouce au Parlement européen, où elle siégeait comme députée.
A 18 h 03, sans qu’aucun réglage technique n’ait été nécessaire, la voix claire de Daniel Freund, teintée d’un flegme tout germanique, a, elle, empli la salle d’audience. L’eurodéputé allemand (Les Verts) est le premier à se présenter à la barre après Rachida Dati, cité comme témoin par le Parquet national financier (PNF) pour retracer ses souvenirs de la période 2013-2014. Lire la suite.