Marc Guéniat Publié le 25 avril 2026 à 04:30. / Modifié le 25 avril 2026 à 10:08. 5 min.
Deux actes d’accusation totalisant 771 pages pour un procès très attendu : c’est le menu copieux des débats qui se dérouleront devant le Tribunal pénal fédéral à partir du 27 avril et prévus sur un mois autour d’une affaire de criminalité financière qui a fait beaucoup parler d’elle, en Suisse comme à l’étranger. Quatre accusés doivent prendre place pour être jugés à Bellinzone. D’un côté, la fille de feu l’ancien président ouzbek Islam Karimov, Gulnara Karimova, et l’un de ses associés, B. A. De l’autre, la banque privée genevoise Lombard Odier ainsi que l’un de ses ex-gérants de fortune, A. K. Tous sont présumés innocents. Des centaines de millions de francs auraient été blanchis à la suite d’actes de corruption imputés à une organisation criminelle appelée « L’Office ».
L’audience devant la Cour des affaires pénales est censée débuter lundi. Enfin, serait-on tenté de dire, puisque les actes d’accusation ont été transmis par le Ministère public de la Confédération (MPC) en septembre 2023 et novembre 2024. Mais en l’absence de Gulnara Karimova, incarcérée depuis douze ans à Tachkent, la capitale ouzbèke, et de son associé, retenu en Russie et sous mandat d’arrêt international, le procès devrait être reporté au 4 mai. Le juge décidera alors si la cause peut être conduite par défaut ou si la comparution des deux prévenus est envisageable dans un futur pas trop lointain. Jusqu’ici, les autorités ouzbèkes ont refusé de relâcher leur étreinte. Lire la suite.