Ornella Moderan, chercheuse : « Exciser, c’est perpétuer une certaine idée de la virilité au détriment de l’intégrité physique des femmes »

Mercredi 16 septembre 2026

Alors qu’une campagne numérique prônant l’excision est devenue virale en août sur les réseaux sociaux maliens, la politologue Ornella Moderan analyse, dans un entretien au Monde, les enjeux qui entourent les mutilations génitales féminines.

Propos recueillis par Coumba Kane Publié aujourd’hui à 12h00, modifié à 13h35

Temps de Lecture 4 min.

A travers le monde, plus de 230 millions de femmes et de filles ont subi et survécu à l’excision selon un rapport de l’Unicef publiée en 2024. Ces dernières années la pratique a légèrement reculé en Afrique, continent le plus touché. Mais ces progrès sont menacés par le retour de discours publics prônant l’excision. Une résurgence que la politologue Ornella Moderan, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest, le Sahel et l’Afrique centrale auprès de l’Institut d’études de sécurité (ISS), explique par un recul mondial des droits des femmes, menacés dans de nombreux pays, et la « montée globale des masculinités agressives », du Sahel aux Etats-Unis. Lire la suite.

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