« Je veux bien travailler avec le diable si c’est pour gagner un peu d’argent » : dans les coulisses d’une affaire de biens mal acquis yéménites en France

Lundi 7 septembre 2026

Deux des fils du dictateur yéménite Ali Abdallah Saleh, qui a tenu le pays pendant trente-trois ans, sont renvoyés devant le tribunal judiciaire de Paris à partir de lundi. La justice les soupçonne d’avoir constitué un patrimoine immobilier en France grâce à des détournements de fonds publics au Yémen.

Par Laura Motet Publié aujourd’hui à 12h00, modifié à 16h01

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Sur la chaussée, rien ne distingue le 5, rue de Tilsitt des autres hôtels particuliers du 8e arrondissement de Paris. Impossible de deviner le lien entre le propriétaire des 2e et 3e étages et un pays englué dans la misère et une guerre civile depuis 2014 – le Yémen. Rien n’annonce, non plus, le procès qui s’ouvre lundi 7 septembre au tribunal judiciaire de Paris, autour de ces logements et cinq autres situés de l’autre côté de l’avenue des Champs-Elysées.

Depuis 2019 pourtant, la justice s’interroge sur la manière dont Ahmed et Khaled Saleh – deux des fils du dictateur Ali Abdallah Saleh (1947-2017), qui a gouverné le Yémen entre 1978 et 2012 – ont pu acquérir sept appartements à Paris estimés à plus de 19 millions d’euros et une Porsche Panamera. Les actions menées par les deux gérants des biens, Mohamed A. et Chainez C., entre 2005 (date d’acquisition du premier appartement) et 2021 (date de fin du contrat de gestion), intéressent également les magistrats. Etaient-ils embauchés pour suivre les travaux et la perception des loyers ? Lire la suite.

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