Lilia Blaise 22 février 2026 à 17h53
Tunis (Tunisie).– La question n’a été évoquée que très brièvement lors de l’entretien entre Éléonore Caroit, ministre française déléguée chargée de la francophonie et des partenariats internationaux, et le ministre des affaires étrangères tunisien Mohamed Ali Nafti, lors d’une visite de la première à Tunis fin janvier. Le ministre tunisien a insisté sur l’importance du dossier de la restitution des avoirs spoliés et a réaffirmé « le caractère imprescriptible du droit du peuple tunisien à recouvrer l’intégralité de ses ressources ».
L’échange n’a pas échappé aux médias tunisiens car les informations se font rares sur le sort des biens mal acquis de la famille de l’ancien dictateur Zine el-Abidine Ben Ali. Depuis la révolution et une première liste établie par la Commission nationale d’investigation sur les faits de corruption et de malversation (CICM), l’État tunisien a mis en œuvre plusieurs procédures pour récupérer certains biens mal acquis ou des avoirs gelés de la famille du dictateur.
Si certaines ont permis de réquisitionner et de vendre aux enchères des biens immobiliers en Tunisie du clan dit des Trabelsi (du nom de la famille de Leïla Trabelsi, femme de l’ex-président Ben Ali), les biens mal acquis et les avoirs gelés à l’étranger posent problème. Lire la suite.