Agence France-Presse 28 mai 2025 à 16h42
Au procès « Émail diamant », tentaculaire dossier de blanchiment des fonds occultes de la bande criminelle corse du « Petit Bar », des peines allant jusqu’à 13 ans de prison et près de 10 millions d’euros d’amende au total ont été prononcées mercredi à Marseille.
Chef incontesté du « Petit Bar », selon l’accusation, Jacques Santoni, qui ne s’est jamais présenté à ce procès fleuve ouvert en février, a été condamné par le tribunal correctionnel à 13 ans de prison avec mandat d’arrêt, 1,5 million d’euros d’amende, une interdiction définitive de gérer une entreprise et une inéligibilité de cinq ans.
Il a par contre été relaxé pour le volet extorsion de l’affaire, tout comme les autres prévenus concernés.
Parmi les 24 prévenus, seuls François-Xavier Susini, riche commerçant de Courchevel, et Angélique Peretti, avocate et fille du marchand d’art Jean-Marc Peretti, ont bénéficié d’une relaxe complète.
Concernant le noyau dur de cette bande criminelle, 12 ans de prison ont été prononcés contre Michael Ettori, le « bras droit » du chef, en fuite, ainsi qu’une amende de 1,5 million d’euros et l’interdiction de gérer une société.
Pour Pascal Porri, autre « pièce maîtresse » du clan, le seul à comparaître détenu, une peine de 10 ans de prison a été prononcée ainsi qu’une amende d’un million d’euros et l’interdiction de gérer.
Le chef d’entreprise Antony Perrino a, lui, été condamné à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis, une interdiction de gérer pendant trois ans avec exécution provisoire et une amende de 750.000 euros.
Parmi les compagnes ou ex-compagnes du noyau dur du clan, Sonia Susini, ex-épouse de Jacques Santoni, « son égale au féminin », selon la procureure, a été condamnée à cinq ans de prison dont deux avec sursis avec mandat d’arrêt et 150.000 euros, ainsi que l’interdiction définitive de gérer.
Saveria Lucchini, compagne de Michael Ettori, a elle été condamnée à quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis, avec mandat d’arrêt, une interdiction définitive de gérer une entreprise et une amende de 200.000 euros.
Concernant « les financiers » du clan, le milliardaire Jean-Pierre Valentini, vivant entre Dubaï et la Suisse, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, une interdiction de gérer pendant trois ans avec exécution provisoire et 750.000 euros d’amende. Le « marchand d’art » Jean-Marc Peretti, en fuite, a été condamné à cinq ans de prison avec mandat d’arrêt et 750.000 euros d’amende.
A noter qu’une peine d’inéligibilité de cinq ans a été prononcée pour tous les prévenus condamnés.
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