La Centrafrique, dernier Etat africain à s’accrocher à « ses » Wagner

Vendredi 2 janvier 2026

Les mercenaires russes doivent passer sous la coupe d’une nouvelle structure, Africa Corps, placée sous l’autorité du ministère de la défense russe. Une transition qui soulève de nombreuses questions, tant financières que sécuritaires, dans cet état d’Afrique centrale.

Par Benoît Vitkine (Bangui, envoyé spécial) Publié aujourd’hui à 06h00

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La fresque est apparue autour de la mi-décembre sur la route poussiéreuse qui mène à l’aéroport de Bangui. On y voit, sur fond de drapeaux centrafricain et russe entremêlés, les présidents Faustin-Archange Touadéra et Vladimir Poutine se serrant amicalement la main, entourés pour le premier de son état-major, pour le second d’hommes en armes non identifiés.

Comme tout ce qui touche à la présence russe en Centrafrique, l’œuvre – son auteur, ses commanditaires, leur intention… – est mystérieuse.

Il n’empêche, impossible de ne pas songer à cette autre curiosité de la capitale centrafricaine, érigée fin 2024 sur les rives de l’Oubangui, devant la « Maison russe » – un centre culturel créé par le groupe Wagner – : l’imposante statue métallique représentant les deux fondateurs de l’organisation, Evgueni Prigojine, talkie-walkie en main, et son second, le néonazi Dmitri Outkine, doigt sur la détente d’une kalachnikov.

Les deux hommes, représentés ici plus grands que nature, sont morts en août 2023, dans le crash de leur avion Lire la suite.

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