Décryptage

Du Cameroun à l’Inde, le Kremlin enrôle toujours plus de mercenaires étrangers

Jeudi 19 mars 2026

De récentes études montrent que la politique de recrutement par la Russie de combattants étrangers, venus du Cameroun, d’Inde ou de Corée du Nord, est de plus en plus agressive. Au total, la Russie engloutirait près de 2 % de son PIB dans les primes destinées à attirer de nouveaux soldats dans ses rangs.

Par Antoine Galindo Publié le 18/03/2026 à 20h16

« L’escalade militaire […] au Proche et au Moyen-Orient ne nous détourne pas de l’Ukraine », a lancé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, le lundi 16 mars avant un conseil des chefs de la diplomatie européenne à Bruxelles. Les Vingt-Sept venaient de s’entendre sur une nouvelle série de mesures contre des « propagandistes du Kremlin », dont un citoyen franco-russe, l’ancien militaire Adrien Bocquet, qualifié par Jean-Noël Barrot de « véritable agent de recrutement de combattants étrangers en Ukraine ».

Faute de volontaires, Moscou peine à attirer de nouveaux soldats dans ses rangs. « L’armée russe […] est composée désormais essentiellement de civils », expliquait récemment la sociologue Anna Colin Lebedev à Libération. L’« opération spéciale » russe en Ukraine déclenchée le 24 février 2022 devait ne durer que quelques jours. Elle s’est transformée en une guerre d’usure au bilan humain vertigineux. Lire la suite.

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