Par Amaelle Guiton Publié aujourd’hui à 16h32
L’alarme revient depuis quatre ans, et le ton se fait chaque fois un peu plus pressant. L’an passé, à la même période, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) estimait déjà atteindre « les limites de sa capacité ». Alors que paraît, ce jeudi 25 juin, son dixième rapport annuel d’activité, elle écrit, noir sur blanc, qu’en matière de moyens, « le seuil d’alerte est atteint ».
Il est vrai que d’année en année, le contraste est toujours plus criant entre les maigres ressources dont dispose cette autorité administrative indépendante – 22 salariés, dont 14 chargés de mission, pour assister son collège de neuf personnes, dont quatre parlementaires – et l’ampleur de sa tâche : s’assurer que les quelque 20 000 membres des services de renseignement français usent des outils mis à leur disposition (écoutes téléphoniques, factures téléphoniques détaillées ou « fadettes », micros, caméras, chevaux de Troie informatiques, géolocalisation…) conformément à la loi. Lire la suite.