Au rapport

L’usage de logiciels espions par le renseignement français a plus que doublé en quatre ans

Jeudi 25 juin 2026

Dans son rapport annuel paru ce jeudi 25 juin, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement souligne que le recours aux chevaux de Troie informatiques tend à se substituer aux écoutes classiques, déjouées par les messageries chiffrées.

Par Amaelle Guiton Publié aujourd’hui à 16h32

L’alarme revient depuis quatre ans, et le ton se fait chaque fois un peu plus pressant. L’an passé, à la même période, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) estimait déjà atteindre « les limites de sa capacité ». Alors que paraît, ce jeudi 25 juin, son dixième rapport annuel d’activité, elle écrit, noir sur blanc, qu’en matière de moyens, « le seuil d’alerte est atteint ».

Il est vrai que d’année en année, le contraste est toujours plus criant entre les maigres ressources dont dispose cette autorité administrative indépendante – 22 salariés, dont 14 chargés de mission, pour assister son collège de neuf personnes, dont quatre parlementaires – et l’ampleur de sa tâche : s’assurer que les quelque 20 000 membres des services de renseignement français usent des outils mis à leur disposition (écoutes téléphoniques, factures téléphoniques détaillées ou « fadettes », micros, caméras, chevaux de Troie informatiques, géolocalisation…) conformément à la loi. Lire la suite.

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