Epstein : un système qui traite les femmes comme des crevettes décapitées, par Hélène Devynck

Dimanche 8 février 2026

Où sont les victimes du pédocriminel dans le bruit médiatique qui entoure la publication de plus de trois millions de fichiers ? Tous semblent oublier que l’appropriation du corps des femmes est le noyau de cette affaire.

Par Hélène Devynck journaliste Publié le 07/02/2026 à 13h06

Les femmes, c’est comme les crevettes, « tu jettes la tête et tu gardes le corps », écrit Jeffrey Epstein au français Olivier Colom, l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy. La conversation, publiée par Mediapart, se conclut sur l’accord des deux hommes autour de leur aversion pour « les crevettes noires » qui puent.

Olivier Colom jure qu’il n’a jamais soupçonné ce qui arrivait à ces troupeaux d’adolescentes traitées comme des crevettes. Il ne savait rien.

Comme Jack Lang, combien sont-ils à avoir passé les années 2010 si haut dans la stratosphère pour penser que ce scandale mondial touchant l’un de leurs généreux amis ne puisse pas les atteindre ? Pendant ce temps, sur la planète Terre, parmi le millier de victimes déclarées, plusieurs dizaines ont pris la parole publiquement, se sont exposées, se sont battues avec la justice, ont fondé des associations. Virginia Giuffre était l’une des plus actives, des plus engagées. Après avoir été violée par Epstein, elle a passé plus de dix ans, embringuée dans des procès croisés en diffamation. Lire la suite.

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