Social et Économie 5min Publié le 26 mai 2025 Cyprien Boganda
Christophe Castaner, Cédric O, Muriel Pénicaud… On ne compte plus les responsables macronistes qui ont fait le choix de se reconvertir dans le privé, avec tous les risques de conflit d’intérêts que cela comporte. Ex-ministre de l’Intérieur, le premier a été embauché comme conseiller par l’entreprise chinoise de fast-fashion chinoise Shein ; ancien secrétaire d’État au Numérique, le second a posé ses valises comme lobbyiste dans une start-up d’intelligence artificielle ; ancienne ministre du Travail, la troisième a intégré le conseil d’administration du géant de l’enseignement privé Galileo à sa sortie du gouvernement.
Ce ne sont pas des cas isolés : selon un rapport de l’Observatoire des multinationales publié ce mardi 27 mai, 34 % des ministres et secrétaires d’État des quinquennats d’Emmanuel Macron venaient du monde des grandes entreprises à l’été 2023, et 51 % de ceux qui avaient quitté le gouvernement ont rejoint le secteur privé. Il faut dire que les connivences entre secteurs public et privé constituent l’une des marques de fabrique du macronisme, dont le plus éminent représentant a fait ses classes au sein de la banque d’affaires Rothschild avant d’entrer à l’Élysée… Lire la suite.