Par Laurent Léger• Donatien Mary dessin Publié aujourd’hui à 11h54
Des ressortissants chinois servant d’intermédiaires depuis Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) afin de blanchir l’argent du Petit Bar, le clan du grand banditisme qui a longtemps sévi en Corse ; des familles chinoises installées dans l’Hexagone et appartenant à des groupes criminels, faisant des affaires avec des réseaux de stups des Antilles ou de Guyane, ou avec des trafiquants installés au Maroc… D’après un rapport dressant le bilan du suivi et de la surveillance de réseaux criminels, les rois en France du blanchiment d’argent seraient majoritairement issus d’organisations chinoises.
Dans le document de 66 pages consulté par Libération et intitulé le Crime organisé chinois en France depuis les années 2000, daté du 20 août, le service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco), une composante de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), dépeint un paysage très reconfiguré de la criminalité opérée sur le sol français par des ressortissants nés en Chine – à l’exclusion des personnes nées en France d’origine Lire la suite.