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Blanchiment d’argent sale : un rapport inédit révèle le rôle clé d’organisations criminelles chinoises en France

Lundi 12 janvier 2026

Des centres grossistes aux bars PMU en passant par la maroquinerie de luxe… Un document de la police judiciaire consulté par « Libé » détaille l’ampleur du blanchiment de sommes colossales opéré en France par des ressortissants nés en Chine. Désormais articulés autour de structures familiales, ces groupes de criminalité organisée s’appuient essentiellement sur des activités légales.

Par Laurent Léger• Donatien Mary dessin Publié aujourd’hui à 11h54

Des ressortissants chinois servant d’intermédiaires depuis Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) afin de blanchir l’argent du Petit Bar, le clan du grand banditisme qui a longtemps sévi en Corse ; des familles chinoises installées dans l’Hexagone et appartenant à des groupes criminels, faisant des affaires avec des réseaux de stups des Antilles ou de Guyane, ou avec des trafiquants installés au Maroc… D’après un rapport dressant le bilan du suivi et de la surveillance de réseaux criminels, les rois en France du blanchiment d’argent seraient majoritairement issus d’organisations chinoises.

Dans le document de 66 pages consulté par Libération et intitulé le Crime organisé chinois en France depuis les années 2000, daté du 20 août, le service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco), une composante de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), dépeint un paysage très reconfiguré de la criminalité opérée sur le sol français par des ressortissants nés en Chine – à l’exclusion des personnes nées en France d’origine Lire la suite.

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