A l’étroit sur l’île Maurice, Arnaud Lagesse, patron du conglomérat IBL, veut profiter de la consommation galopante en Afrique

Dimanche 12 juillet 2026

Récit Héritier d’une des « grandes familles » mauriciennes d’origine française, le dirigeant a fait doubler de taille son conglomérat, aux 256 filiales, en trois ans. Son pari : sortir de la tranquille République de Maurice pour étendre son empire sur le continent africain.

Par Marion Douet (Port-Louis, envoyée spéciale) Publié aujourd’hui à 06h00

Temps de Lecture 7 min.

Le siège d’IBL trône au-dessus du vieux port de la capitale mauricienne, Port-Louis, lovée entre des collines verdoyantes et l’azur infini de l’océan Indien. Majestueux avec ses immenses fenêtres et ses balcons en dentelles de fer forgé, le bâtiment incarne à la fois l’ancrage et la puissance du premier groupe diversifié de l’île Maurice, hors banques. Un conglomérat hétéroclite, dont les quelque 256 filiales produisent pêle-mêle du thon en boîte, du sucre de canne, de l’électricité, du Coca-Cola, gèrent des hôtels de luxe, font tourner des chantiers navals et offrent des services financiers offshore. Si vaste qu’il est désormais bien à l’étroit dans son petit Etat insulaire, même riche et développé. Alors, tourné vers la mer, IBL regarde au loin, vers l’Afrique de l’Est. Lire la suite.

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