ParMichel Henry, journaliste indépendant, ancien de « Libération », il collabore à la revue « Kometa » Publié aujourd’hui à 8h53
Je suis journaliste et j’ai honte pour ma profession. Honte de voir que, bien cornaqué par l’habile Nicolas Sarkozy auquel il faut reconnaître ce talent, le débat médiatique suivant sa condamnation à cinq ans de prison est vite parti cul par-dessus tête pour gommer les faits, et à la place, accabler la justice.
Souvent, dans un maelström semblable à celui suivant la condamnation de Marine Le Pen, mes confrères ont été incapables d’apporter la contradiction et le sang-froid qu’on est en droit d’attendre d’eux face à des éléments de langage trompeurs ou tronqués, destinés à occulter des faits importants. Honte parce que ces failles révèlent une inculture problématique dans les matières juridique et judiciaire. Lire la suite.