Un an après avoir remplacé Wagner, les Russes d’Africa Corps en difficulté au Mali

Vendredi 26 juin 2026

« Mali : un an d’Africa Corps » (1/2). Des attaques de djihadistes et d’indépendantistes touareg dans plusieurs régions du pays ont ébranlé, fin avril, la junte au pouvoir.

Par Benjamin Roger Publié aujourd’hui à 06h30, modifié à 07h04

Temps de Lecture 4 min.

Après trois jours d’absence et de mutisme, il avait fini par réapparaître sur un cliché diffusé par le compte X de la présidence malienne. Le 28 avril, alors que son pouvoir était ébranlé par une vaste offensive conjointe des djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida, et les indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) dans plusieurs régions du Mali, le général Assimi Goïta se montrait en audience avec des gradés russes et l’ambassadeur de Moscou à Bamako.

L’image se voulait rassurante : non seulement le chef d’Etat était bien vivant et toujours aux commandes, mais l’alliance conclue avec la Russie était intacte. Difficile, pourtant, d’y voir une démonstration de force. Pour la junte malienne comme pour Moscou, les attaques lancées par le GSIM et le FLA, le 25 avril, ont été une humiliation sans précédent.

Le 26 avril, les soldats d’Africa Corps, le dispositif mis sur pied par le ministère russe de la défense pour remplacer la société militaire privée Wagner en Afrique, étaient chassés de Kidal, fief des rebelles touareg dans le nord du pays, sans s’être battus et sous les quolibets de leurs ennemis triomphants. Lire la suite.

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