Propos recueillis par Célia Cuordifede (région du Hodh El Chargui (Mauritanie) envoyée spéciale) Publié aujourd’hui à 14h00, modifié à 14h44
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Depuis que des « hommes blancs de Wagner » ont fait irruption, un matin de février, dans la localité de Nampala au Mali, Fatoumata voudrait « perdre la mémoire ». « Ce que j’ai vu, c’est sans doute pire que l’enfer », lâche-t-elle, la moitié du visage dissimulé derrière un voile multicolore qu’elle maintient avec ses mains pour « garder l’anonymat ». « Les Blancs ont violé plusieurs femmes, dont deux sous mes yeux et ceux de leurs enfants, juste à l’entrée de leur case. Je ne sais pas pourquoi j’ai été épargnée », débite-t-elle, peinant à retenir ses larmes. Lire la suite.