« Tout ce qui est inhumain, Wagner ose le faire » : des réfugiées maliennes témoignent de viols répétés des mercenaires russes

Jeudi 28 août 2025

Depuis 2021, plusieurs rapports des Nations unies et de la Fédération internationale pour les droits humains ont observé une recrudescence des violences sexuelles liées au conflit, perpétrées par les forces de défense et de sécurité maliennes et leurs supplétifs russes.

Propos recueillis par Célia Cuordifede (région du Hodh El Chargui (Mauritanie) envoyée spéciale) Publié aujourd’hui à 14h00, modifié à 14h44

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Depuis que des « hommes blancs de Wagner » ont fait irruption, un matin de février, dans la localité de Nampala au Mali, Fatoumata voudrait « perdre la mémoire ». « Ce que j’ai vu, c’est sans doute pire que l’enfer », lâche-t-elle, la moitié du visage dissimulé derrière un voile multicolore qu’elle maintient avec ses mains pour « garder l’anonymat ». « Les Blancs ont violé plusieurs femmes, dont deux sous mes yeux et ceux de leurs enfants, juste à l’entrée de leur case. Je ne sais pas pourquoi j’ai été épargnée », débite-t-elle, peinant à retenir ses larmes. Lire la suite.

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