Sous la houlette du fils Prigojine, Wagner continue de jouer sa partition en Centrafrique et au Mali

Mercredi 11 décembre 2024

Depuis la mort d’Evgueni Prigojine, Moscou tente de fondre la nébuleuse africaine du groupe paramilitaire russe dans un nouveau dispositif, baptisé « Africa Corps ». Mais les mercenaires poursuivent leurs affaires et leurs opérations militaires à Bangui et à Bamako, où ils gardent les faveurs des dirigeants.

Par Benjamin Roger Publié aujourd’hui à 18h00

Sa statue en bronze trône désormais devant la Maison russe à Bangui. Sur l’édifice de style soviétique, officiellement inauguré mardi 3 décembre, Evgueni Prigojine est représenté en treillis, avec un gilet pare-balles garni de chargeurs. A ses côtés, kalachnikov en main et regard froid, celui qui était son bras droit, le chef militaire à qui Wagner doit son nom : Dmitri Outkine.

Plus d’un an après avoir péri dans le crash de leur jet privé entre Moscou et Saint-Pétersbourg, le 23 août 2023, le patron de la société militaire privée russe et son lieutenant sont vénérés comme des icônes par beaucoup. Tant en Russie, où certains les considèrent comme d’authentiques patriotes, qu’en Centrafrique et au Mali, où leurs hommes sont toujours sur le terrain. Lire la suite.

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