Par Fabien Perrier Correspondant à Athènes Publié aujourd’hui à 17h42
Même officiellement close, l’affaire Predator continue d’agiter la Grèce. Lundi 27 avril, le procureur général de la Cour de cassation, Konstantinos Tzavellas, a choisi de classer sans suite le dossier du scandale d’écoutes téléphoniques de plusieurs personnalités grecques à travers le logiciel espion Predator. Sa décision, controversée, fait couler beaucoup d’encre à Athènes.
L’affaire a éclaté en 2022, lorsque les journalistes Thanasis Koukakis et Stavros Malichudis, ainsi que le chef de l’opposition sociale-démocrate du Pasok, Níkos Androulákis, découvrent que leurs téléphones sont infectés par le logiciel espion Predator, commercialisé par la société Intellexa. Ce mouchard permet d’écouter les conversations, d’accéder aux messages, aux photos contenues dans un smartphone, d’activer le micro et la caméra de l’appareil à distance. D’autres victimes sont ensuite identifiées : pendant plusieurs mois, le mouchard a visé au moins 26 personnes dont des ministres, des membres de l’opposition, des entrepreneurs, des hauts gradés de l’armée et des journalistes.
Qui était le commanditaire de cet espionnage ? Lire la suite.