Agence France-Presse 30 octobre 2025 à 19h06
Des ONG, dont Coffee Watch, ont accusé jeudi Nestlé, Starbucks et Neumann Kaffee Gruppe de violations des droits de l’homme, notamment le travail d’enfants, tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement dans des exploitations de café.
Coffee Watch a indiqué dans un communiqué avoir adressé une plainte contre ces entreprises avec International Rights Advocates et l’ONG allemande Deutsche Umwelthilfe, auprès de l’Office fédéral allemand de l’économie et du contrôle des exportations (BAFA).
Les ONG accusent ces firmes de ne pas respecter la loi allemande sur le devoir de diligence des entreprises dans les chaînes d’approvisionnement en vigueur depuis 2023.
Celle-ci a pour objectif de renforcer le respect des droits humains (entre autres l’interdiction du travail des enfants et du travail forcé).
Contacté par l’AFP, l’Office fédéral allemand de l’économie et du contrôle des exportations (BAFA) n’était pas immédiatement joignable pour confirmer la réception de la plainte.
Dans son communiqué, Coffee Watch fait état de rapports sur de « graves violations (…) dans les exploitations de café en Chine, au Mexique, au Brésil et en Ouganda - notamment le travail des enfants et le travail forcé, les violations massives des normes de sécurité au travail ainsi que l’exploitation salariale ».
Citée dans le communiqué, Etelle Higonnet, directrice de l’organisation Coffee Watch, affirme : « dans les plantations qui fournissent Nestlé, Starbucks, le groupe Neumann Kaffee et d’autres, des enfants travaillent, des personnes sont harcelées et leurs droits sont violés ».
« Nous sommes convaincus que les problèmes sont graves, systématiques et répandus. Les autorités allemandes doivent agir pour que les entreprises prennent enfin leurs responsabilités », exhorte Mme Higonnet.
« Nous prenons ces allégations très au sérieux, car elles ne sont pas conformes à nos normes élevées », a rétorqué Nestlé dans un communiqué à l’AFP.
Le groupe aux plus de 2.000 marques assure ne pas être « directement lié aux exploitations agricoles en question » ou avoir « mis fin depuis aux relations avec un fournisseur en raison d’un manquement à [ses] normes ».
« Aucune des allégations présentées dans le rapport ne nous a été directement signalée », indique pour sa part l’allemand Neumann Kaffee à l’AFP, qui assure avoir mené un « audit approfondi » et « ne tolérer aucune forme d’abus des droits humains ».
Contactés par l’AFP, Starbucks n’a pas immédiatement répondu.
Starbucks a dit à l’hebdomadaire allemand der Spiegel, rejeter des accusations « infondées » et assuré s’être engagé « à s’approvisionner en café de manière responsable, notamment en promouvant le respect des droits humains ».
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