Le roi Charles III saisi de demandes de réparation liées à l’esclavage

Mardi 27 octobre 2026

La Jamaïque a ouvert en septembre une bataille juridique sur la légalité du commerce triangulaire et sur l’éventualité de compensations financières par le Royaume-Uni.

Par Stéphanie Le Bars (Londres, correspondante) Publié aujourd’hui à 05h00

Temps de Lecture 3 min.

A l’heure d’embarquer pour une tournée dans les Caraïbes, le 27 octobre, le roi Charles III devait avoir en tête au moins l’un des sujets qui rythmeront ses huit jours de voyage. Des Bahamas au Guyana, en passant par Antigua-et-Barbuda, où se tient du 1er au 4 novembre le sommet des chefs d’Etat du Commonwealth, la question des réparations liées à l’esclavage va de nouveau s’inviter dans les discussions. « D’importants débats sont en cours au sujet de l’héritage colonial et des conséquences transgénérationnelles de la traite transatlantique des personnes réduites en esclavage », a admis le palais de Buckingham, en amont de la visite.

Le sujet est récurrent au sein du Commonwealth, composé de 56 pays, en majorité africains et caribéens, sur lesquels règne toujours Charles III. Mais le roi, qui, sur cette question comme sur toutes celles de nature politique, suit l’avis de Downing Street, ne devrait pas s’aventurer bien loin. Estimant qu’à l’époque des faits, « l’esclavage ne violait pas les lois internationales », les gouvernements britanniques successifs, conservateurs comme travaillistes, se refusent à toute « excuse » symbolique ; et plus encore à tout processus de réparations pour compenser l’impact de l’esclavage sur les communautés concernées et les inégalités persistantes affectant leurs descendants. Le porte-parole de l’actuel premier ministre (travailliste) Andy Burnham, qui doit rejoindre le roi à Antigua-et-Barbuda, l’a rappelé récemment : « Le Royaume-Uni l’a rappelé récemment : « Le Royaume-Uni ne verse pas de réparations et n’en versera pas. » Lire la suite.

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