Publié hier à 16h30 Temps de Lecture 3 min.
En 2024, le président Emmanuel Macron était intervenu personnellement et avec responsabilité pour permettre au journaliste lanceur d’alerte Ephrem Yalike-Ngonzo de rejoindre la France en urgence, alors qu’il était caché à Kinshasa, en République démocratique du Congo, après avoir fui son pays pour échapper aux hommes du groupe paramilitaire russe Wagner lancés à ses trousses. Pourtant, en mars, la France lui a refusé l’asile, au motif qu’il aurait collaboré pendant plusieurs années, et contre rémunération, à des opérations de désinformation menées par Wagner depuis Bangui, en République centrafricaine (RCA).
Cette décision n’est pas seulement contestable, mais également gravement inquiétante pour les journalistes qui luttent contre la désinformation, pour ceux qui dénoncent de l’intérieur les rouages d’une propagande russe parfaitement hostile à nos démocraties. Si la France veut que d’autres, demain, osent franchir ce pas, elle doit, à son tour, montrer que ce courage sera honoré, et non réprimandé. Lire la suite.