Entretien

Javier Blas : « Pour certains traders de matières premières, un pays en guerre est une opportunité commerciale »

Samedi 15 novembre 2025

Dans « Un monde à vendre », l’analyste enquête sur les intermédiaires qui déplacent le pétrole, les céréales ou les métaux d’un point à l’autre du globe et façonnent l’économie en restant dans l’ombre. 

Par Isabelle Hanne Publié le 14/11/2025 à 11h50

Perturbations des chaînes d’approvisionnements dues à la pandémie de Covid-19, sanctions contre la Russie en réponse à son invasion de l’Ukraine, guerre commerciale Washington-Pékin… Ces cinq dernières années, l’importance de certaines matières premières – pétrole, gaz, blés, métaux critiques… – et la dépendance de nos sociétés à celles-ci ont été mises en lumière par la succession de crises qui ont secoué le globe. Dans le même temps, les traders de matières premières, rouages de nos économies mondialisées ont, eux, renforcé leur puissance.

Spécialiste des matières premières pour l’agence de presse financière Bloomberg, Javier Blas a coécrit avec son collègue Jack Farchy Un monde à vendre. La saga des traders de matières premières (Novice, 2025). Une formidable enquête sur ces négociants que les auteurs qualifient de « derniers aventuriers du capitalisme sauvage mondialisé ».Aussi puissants que opaques, inconnus du grand public mais aussi des décideurs, et par conséquent, peu inquiétés par les régulations. Lire la suite.

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