France : un navire de croisière bloqué à Marseille par des marins grévistes

Lundi 2 février 2026

Le MSC Orchestra, navire de croisière en provenance de Barcelone, est bloqué lundi à l’entrée du port de Marseille, en France, par des marins en grève qui revendiquent la protection du pavillon français et dénoncent la concurrence déloyale de compagnies étrangères.

Agence France-Presse 2 février 2026 à 11h34

Le MSC Orchestra, navire de croisière en provenance de Barcelone, est bloqué lundi à l’entrée du port de Marseille, en France, par des marins en grève qui revendiquent la protection du pavillon français et dénoncent la concurrence déloyale de compagnies étrangères.

« Nous bloquons toute entrée par la passe nord du port », affirme à l’AFP Frédéric Alpozzo, secrétaire général CGT des marins de Marseille.

La CGT marins avait déposé la semaine dernière un préavis de grève de 48 heures débutant lundi matin afin de « sécuriser les emplois » notamment chez la Corsica Linea et la Méridionale.

Le syndicat pointe du doigt l’arrivée de compagnies opérant sous pavillon étranger sur les lignes desservant le continent français avec le Maghreb et certaines destinations corses. Employant des marins sous des conditions sociales moins-disantes, il les accuse de concurrence déloyale.

« Les marins de ces bateaux n’ont pas de contrats français et sont payés entre 650 et 1.200 dollars par mois. Contre ça, on ne peut pas lutter », s’insurge M. Alpozzo. Il exige que l’Etat français force les compagnies à respecter la législation française quand les compagnies « viennent s’installer en France ».

« Il n’est pas normal que ces compagnies puissent utiliser un pavillon international », ajoute-t-il.

Un porte-parole du Grand port maritime de Marseille a confirmé que le navire, dans lequel se trouvent notamment un spa, une salle de fitness et divers restaurants et qui peut accueillir plus de 3.200 passagers, était « encore en attente ». L’accès nord du port de croisière est bloqué, en conséquence aucun navire ne peut accoster de ce côté.

dac/san/as/fio

Agence France-Presse

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