Par Pierre Lepidi Publié aujourd’hui à 18h00, modifié à 18h22
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Un nouveau volet s’ouvre dans les « Biens mal acquis », cet ensemble de procédures dans lequel les magistrats cherchent à savoir depuis 2007 si le patrimoine français de plusieurs dirigeants, en majorité africains (Congo, Gabon, Guinée équatoriale…) a été constitué avec de l’argent public détourné.
Ismaïl Omar Guelleh, le président djiboutien, est désormais dans le collimateur de la justice. Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée mercredi 2 septembre au tribunal de Paris contre lui et plusieurs membres de sa famille, dont sa fille aînée, Fatouma-Awo Ismaïl Omar, et son gendre, Tommy Tayoro Nyckoss.
L’association Sherpa, à l’origine de cette plainte, les accuse de s’être constitués illégalement un capital en achetant des biens immobiliers dans des arrondissements huppés de la capitale (17e, 8e et 16e). Une quinzaine de personnes, parmi lesquelles on retrouve ses frères et sœurs, son neveu, un cousin, sont concernées. Elles sont poursuivies pour « abus de biens sociaux », « détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « blanchiment ». Lire la suite.