Africa Corps, les militaires russes qui ont remplacé Wagner au Mali, multiplient atrocités et mises en scène morbides

Samedi 27 juin 2026

« Mali : un an d’Africa Corps » (2/2). Pourtant placés sous la tutelle directe du ministère de la défense russe, les militaires d’Africa Corps ont déjà à leur actif de nombreuses exécutions.

Par Benjamin Roger Publié aujourd’hui à 06h30, modifié à 11h48

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L’image est abominable. On y voit la tête décapitée d’un jeune homme, portant toujours ses lunettes de soleil, posée sur le sable. Autour, ses bras et ses jambes coupés ont été disposés de manière à former une croix gammée. Ousmane Ag Sidi avait la trentaine. Il était berger dans les environs de Zahro, un village au bord du fleuve Niger, entre Tombouctou et Gao, dans le nord du Mali.

Le 23 juin, selon le récit livré par plusieurs sources, il se trouvait à la sortie de la localité avec l’un de ses camarades, Abdoulwahab Ag Mahamad, lorsqu’il a croisé une patrouille de l’armée malienne et de ses supplétifs russes de l’Africa Corps. Les deux Touareg ont été arrêtés puis tués par balles. Puis Ousmane Ag Sidi a été démembré. Ce sont des habitants qui, une fois les soldats partis, ont découvert cette mise en scène nazie macabre.

S’ils n’étaient, jusque-là, jamais allés aussi loin dans l’horreur, les militaires russes d’Africa Corps ont multiplié les exactions contre les civils depuis qu’ils ont officiellement remplacé les mercenaires du groupe Wagner au Mali, en juin 2025. Lire la suite.

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