Social et Économie 4min Publié le 2 avril 2026 Julia Hamlaoui
C’est une petite bombe qui a secoué le monde le 3 avril 2016. À cette date, les premiers articles et une première série de documents confidentiels issus du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca (sur 11,5 millions) sont publiés.
Les « Panama Papers » révèlent l’ampleur de la toile de l’évasion fiscale, impliquant milliardaires et célébrités comme responsables politiques. Dix ans plus tard, malgré les progrès effectués, le monde du offshore se porte bien. « La fortune non imposée dissimulée dans les paradis fiscaux par les 0,1 % les plus riches est supérieure à la richesse totale de la moitié la plus pauvre de l’humanité (4,1 milliards de personnes) », dénonce Oxfam qui publie, jeudi 2 avril, une nouvelle analyse « soulignant la nécessité urgente d’une action internationale coordonnée pour taxer les fortunes extrêmes et mettre fin aux paradis fiscaux ».
L’ONG estime « qu’en 2024, 3 550 milliards de dollars de richesses non imposées étaient dissimulés dans des paradis fiscaux et des comptes non déclarés ». Soit environ 3,2 % du PIB mondial. Pour avoir une idée de ce que ça représente : « cette somme dépasse le PIB de la France et représente plus du double du PIB combiné des 44 pays les moins avancés du monde », souligne-t-elle. Lire la suite.