En Guinée, l’enlèvement du père d’un journaliste suscite l’indignation

Vendredi 3 octobre 2025

Mamoudou Babila Keïta a annoncé, lundi 29 septembre, l’enlèvement de son père, qu’il attribue à « [ses] enquêtes, [ses] dénonciations et [ses] prises de position sur la gouvernance de la transition militaire en Guinée ».

Le Monde avec AFP Publié hier à 10h23

Temps de Lecture 1 min.

L’enlèvement « par des inconnus » du père du journaliste guinéen Mamoudou Babila Keïta, critique du pouvoir et en exil depuis plus d’un an, suscite l’indignation depuis plusieurs jours dans le pays. Le journaliste est apparu en larmes dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux, lundi 29 septembre, pour annoncer l’enlèvement de son père de 75 ans.

« Je suis au regret de vous annoncer que mon papa a été enlevé ce matin par des inconnus dans ma famille à N’Zérékoré », a-t-il annoncé dans un message sur Facebook. Mamoudou Babila Keïta a dénoncé un enlèvement « manifestement lié à mes enquêtes, à mes dénonciations et à mes prises de position sur la gouvernance de la transition militaire en Guinée ». « Mon père n’a aucune responsabilité dans mon travail journalistique et ne devrait en aucun cas en subir les conséquences », a-t-il poursuivi.

Mardi, les Forces de vives de Guinée, un collectif des principaux partis de l’opposition et d’organisations de la société civile, ont estimé qu’« en prenant en otage le père, à défaut de mettre la main sur le fils, le pouvoir militaire franchit le seuil de l’infamie ». Plusieurs opposants à la junte, qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat en 2021, ont été enlevés ces dernières années, et leur sort reste inconnu à ce jour. Lire la suite.

Revenir en haut