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	<title>Paradis Fiscaux et Judiciaires</title>
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		<title>Paradis Fiscaux et Judiciaires</title>
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		<title>La Russie s'oppose &#224; une red&#233;finition du concept de &#171; diamants de conflit &#187;</title>
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&lt;p&gt;La Russie s'oppose &#224; une red&#233;finition du concept de &#171; diamants de conflit &#187; reuters.com | 16/06/2022, 12:12 | 464 mots JOHANNESBURG (Reuters) - La Russie, soutenue par la Bi&#233;lorussie, la R&#233;publique centrafricaine, le Kirghizstan et le Mali, a torpill&#233; une proposition soutenue par l'Occident visant &#224; d&#233;terminer si ses diamants financent la guerre, avant une r&#233;union internationale sur les diamants de conflits au Botswana, selon des lettres consult&#233;es par Reuters. La dissension au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Russie s'oppose &#224; une red&#233;finition du concept de &#171; diamants de conflit &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;reuters.com | 16/06/2022, 12:12 | 464 mots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JOHANNESBURG (Reuters) - La Russie, soutenue par la Bi&#233;lorussie, la R&#233;publique centrafricaine, le Kirghizstan et le Mali, a torpill&#233; une proposition soutenue par l'Occident visant &#224; d&#233;terminer si ses diamants financent la guerre, avant une r&#233;union internationale sur les diamants de conflits au Botswana, selon des lettres consult&#233;es par Reuters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dissension au sein du processus de Kimberley (PK), qui certifie les exportations de diamants bruts, risque de paralyser l'organisme qui prend ses d&#233;cisions par consensus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lettres, dont l'existence et le contenu n'avaient pas &#233;t&#233; rapport&#233;s jusqu'ici, font &#233;tat d'un diff&#233;rend concernant une proposition de l'Ukraine, l'Union europ&#233;enne, l'Australie, la Grande-Bretagne, le Canada et les &#201;tats-Unis de discuter de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et de l'opportunit&#233; d'&#233;largir la d&#233;finition des diamants de conflits par le PK pour y inclure les acteurs &#233;tatiques, lors de sa r&#233;union du 20 au 24 juin au Botswana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis et la Grande-Bretagne ont d&#233;j&#224; impos&#233; des sanctions &#224; la soci&#233;t&#233; russe Alrosa, premier producteur mondial de diamants bruts, en partie d&#233;tenu par l'&#201;tat, qui repr&#233;sentait environ 30% de la production internationale l'ann&#233;e derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet d'ordre du jour dat&#233; du 20 mai pr&#233;voyait un cr&#233;neau d'une heure pour discuter de la question, mais le point a &#233;t&#233; supprim&#233; apr&#232;s les objections de la Russie, appuy&#233;e par la Bi&#233;lorussie, la R&#233;publique centrafricaine (RCA), le Kirghizstan et le Mali. Ces quatre pays ont soutenu la Russie lors des r&#233;cents votes de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Nous nous trouvons dans une impasse &#187;, a d&#233;clar&#233; Jacob Thamage, pr&#233;sident du PK au Botswana, aux participants - qui comprennent 85 &#201;tats, des repr&#233;sentants de l'industrie et des organisations de la soci&#233;t&#233; civile - dans une lettre dat&#233;e du 9 juin, les exhortant &#224; trouver un terrain d'entente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PK d&#233;finit les diamants de conflit comme des pierres pr&#233;cieuses utilis&#233;es pour financer des mouvements rebelles cherchant &#224; saper les gouvernements l&#233;gitimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour que les diamants russes soient officiellement qualifi&#233;s de &#171; diamants de conflit &#187;, il faudrait en &#233;largir la d&#233;finition.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de certification, con&#231;u pour emp&#234;cher le commerce des &#171; diamants du sang &#187;, a &#233;t&#233; mis en place en 2003 &#224; la suite des guerres civiles d&#233;vastatrices en Angola, en Sierra Leone et au Liberia, largement financ&#233;es par le commerce illicite de diamants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;l&#233;gu&#233; russe du PK a d&#233;clar&#233; dans une lettre dat&#233;e du 20 mai que la situation en Ukraine n'avait &#171; aucune implication &#187; pour le processus de Kimberley et qu'elle &#233;tait &#171; absolument hors de port&#233;e &#187; de son syst&#232;me de certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Reportage Helen Reid, version fran&#231;aise Augustin Turpin, &#233;dit&#233; par Kate Entringer)
reuters.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En Afrique, la tra&#231;abilit&#233; des &#171; minerais de sang &#187; reste un d&#233;fi pour la fili&#232;re</title>
		<link>https://www.paradisfj.info/En-Afrique-la-tracabilite-des-minerais-de-sang-reste-un-defi-pour-la-filiere.html</link>
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&lt;p&gt;En Afrique, la tra&#231;abilit&#233; des &#171; minerais de sang &#187; reste un d&#233;fi pour la fili&#232;re L'OCDE, dont le 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; forum se tient &#224; Paris, travaille &#224; renforcer le contr&#244;le des cha&#238;nes d'approvisionnement dans les zones de conflit, notamment au Congo-Kinshasa. Par Pierre Lepidi LE MONDE Le 04.05.2017 &#224; 12h45 Depuis 1996, les conflits en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC) ont fait plus de 5 millions de victimes. Dans la r&#233;gion des Grands-Lacs, les exactions sur les populations sont perp&#233;tr&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Afrique, la tra&#231;abilit&#233; des &#171; minerais de sang &#187; reste un d&#233;fi pour la fili&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OCDE, dont le 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; forum se tient &#224; Paris, travaille &#224; renforcer le contr&#244;le des cha&#238;nes d'approvisionnement dans les zones de conflit, notamment au Congo-Kinshasa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Pierre Lepidi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE MONDE Le 04.05.2017 &#224; 12h45&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis 1996&lt;/strong&gt;, les conflits en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC) ont fait plus de 5 millions de victimes. Dans la r&#233;gion des Grands-Lacs, les exactions sur les populations sont perp&#233;tr&#233;es pour quelques grammes de min&#233;raux pr&#233;cieux, de tantale ou de tungst&#232;ne, indispensables &#224; la fabrication de mat&#233;riel &#233;lectronique. La zone est instable, violente. &lt;strong&gt;En mars, ce sont deux enqu&#234;teurs de l'ONU, l'Am&#233;ricain Michael Sharp et la Su&#233;doise Za&#239;da Catalan, et leurs quatre accompagnateurs qui ont &#233;t&#233; assassin&#233;s dans la province mini&#232;re du Kasa&#239;-Central, alors qu'ils enqu&#234;taient sur le conflit qui oppose depuis ao&#251;t 2016 des milices du chef coutumier Kamwina Nsapu au pouvoir central.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; forum sur les cha&#238;nes d'approvisionnement en minerais responsables, qui se d&#233;roule &#224; Paris jusqu'&#224; jeudi 4 mai &#224; l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomique (OCDE), s'est ouvert mardi par une minute de silence en hommage aux enqu&#234;teurs, membres d'une commission d'experts des Nations unies&lt;/strong&gt;. &#171; C'est une trag&#233;die, a rappel&#233; Zobel Belhalal, &#233;galement membre du groupe d'experts onusien. Za&#239;da et Michael avaient d&#233;clin&#233; leur identit&#233; lors de leur arrestation, ce qui prouve que c'est notre institution qui a &#233;t&#233; attaqu&#233;e. Nous recevons quotidiennement des obstacles &#224; la mise en place des enqu&#234;tes dans cette r&#233;gion. Nos coll&#232;gues y ont laiss&#233; leur vie. L'enqu&#234;te est en cours, il faut que justice soit rendue. &#187; &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/04/en-afrique-la-tracabilite-des-minerais-de-sang-reste-un-defi-pour-la-filiere_5122277_3212.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les diamants du sang de la R&#233;publique Centrafricaine</title>
		<link>https://www.paradisfj.info/Les-diamants-du-sang-de-la-Republique-Centrafricaine.html</link>
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		<dc:date>2015-10-01T04:35:15Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;30/09/2015 Lors du conflit en RCA, de grands n&#233;gociants centrafricains ont achet&#233; des diamants, alimentant ainsi des groupes arm&#233;s dans le pays. Ces ventes se faisaient alors que la RCA avait interdiction de les exporter. Les groupes arm&#233;s S&#233;l&#233;ka et anti-balaka ont ainsi pu profiter du commerce des diamants en contr&#244;lant les mines directement ou en taxant les routes et les voies a&#233;riennes. Chacun de ces groupes ont pour point commun de s&#233;v&#232;res violations de droits humains : travail des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.paradisfj.info/sites/paradisfj.info/local/cache-vignettes/L150xH46/arton4743-002b1.png?1783499067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='46' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;30/09/2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du conflit en RCA, de grands n&#233;gociants centrafricains ont achet&#233; des diamants, alimentant ainsi des groupes arm&#233;s dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces ventes se faisaient alors que la RCA avait interdiction de les exporter. Les groupes arm&#233;s S&#233;l&#233;ka et anti-balaka ont ainsi pu profiter du commerce des diamants en contr&#244;lant les mines directement ou en taxant les routes et les voies a&#233;riennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun de ces groupes ont pour point commun de s&#233;v&#232;res violations de droits humains : travail des enfants, ex&#233;cutions sommaires, torture, destructions de maisons et villages etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2013, la RCA &#233;tait le 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; producteur mondial de diamants bruts en volume et le 12&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en valeur (61,1 millions de dollars en 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;CHEC DU PROCESSUS KIMBERLEY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; &#224; partir de l'an 2003, le processus de Kimberley d&#233;livre des certificats visant &#224; garantir au consommateur que les diamants qu'il ach&#232;te n'ont pas contribu&#233; &#224; financer des groupes rebelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2013, la suspension du processus en RCA n'a pourtant pas emp&#234;ch&#233; le commerce des diamants dans le pays. Certains observateurs affirment m&#234;me que cela a augment&#233; la contrebande et l'export de diamants via les pays frontaliers comme le Cameroun et la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RCA est pourtant suspendue du processus de Kimberley, c'est-&#224;-dire qu'elle n'est plus cens&#233;e exporter de diamants tant qu'ils ne peuvent &#234;tre certifi&#233;s comme n'&#233;tant pas des &#171; diamants du sang &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] L'&#201;VASION FISCALE, UNE VIOLATION DES DROITS HUMAINS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les populations dont le pays regorge de ressources naturelles, comme en R&#233;publique centrafricaine, b&#233;n&#233;ficient en effet rarement des profits g&#233;n&#233;r&#233;s par celles-ci. C'est ce qu'on appelle &lt;strong&gt;la &#171; mal&#233;diction des ressources &#187;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce probl&#232;me est accru lorsque les grands groupes internationaux &#224; qui ces ressources sont vendues, pratiquent l'&#233;vitement fiscal ou ce qu'on appelle les &#171; prix de transfert &#187;. Ce m&#233;canisme financier international permet aux grands groupes commerciaux de vendre les diamants &#224; un prix tr&#232;s bas &#224; leurs filiales mais de les revendre ensuite &#224; un prix tr&#232;s &#233;lev&#233; &#224; des partenaires ext&#233;rieurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le prix d'achat des diamants bruts est tr&#232;s bas et ne profitent pas aux populations, mais les groupes font des profits &#233;normes, gr&#226;ce aux prix de transfert. Des Etats sont complices de ces pratiques, en ne taxant pas les commer&#231;ants de diamants, comme les Emirats arabes unis par exemple, o&#249; nos chercheurs ont enqu&#234;t&#233;. &lt;a href=&#034;http://www.amnesty.fr/Diamants&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brute de guerre et diamant brut</title>
		<link>https://www.paradisfj.info/Brute-de-guerre-et-diamant-brut.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.paradisfj.info/Brute-de-guerre-et-diamant-brut.html</guid>
		<dc:date>2008-01-26T20:39:40Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;ECLAIRAGES : Brute de guerre et diamant brut Date de parution : Mercredi 23 janvier 2008 Auteur : Alain Lallemand, envoy&#233; sp&#233;cial &#224; Voorburg (La Haye/NL) Mutilations, viols, enfants soldats, trafics d'armes et de pierres pr&#233;cieuses sont au c&#339;ur du proc&#232;s de Charles Taylor, l'ex-dictateur du Liberia, devant la Cour p&#233;nale internationale. Encadr&#233; de deux policiers se relayant toutes les trente minutes, l'homme est l&#224;, &#224; moins de trois m&#232;tres. Presque &#224; port&#233;e de mains. Mais les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.paradisfj.info/sites/paradisfj.info/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1369-e0a49.jpg?1783499067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ECLAIRAGES : &lt;strong&gt;Brute de guerre et diamant brut&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Date de parution : Mercredi 23 janvier 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Alain Lallemand, envoy&#233; sp&#233;cial &#224; Voorburg (La Haye/NL)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mutilations, viols, enfants soldats, trafics d'armes et de pierres pr&#233;cieuses sont au c&#339;ur du proc&#232;s de Charles Taylor, l'ex-dictateur du Liberia, devant la Cour p&#233;nale internationale&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encadr&#233; de deux policiers se relayant toutes les trente minutes, l'homme est l&#224;, &#224; moins de trois m&#232;tres. &lt;strong&gt;Presque &#224; port&#233;e de mains. Mais les siennes portent le sang de 120000 victimes au bas mot&lt;/strong&gt;, c'est donc nous, le public, que l'unique vitre du tribunal prot&#232;ge. Pourquoi &#171; Dankpannah &#187;, l'&#171; homme aux pouvoirs sombres &#187;, continue-t-il &#224; fasciner ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque matin depuis l'ouverture du proc&#232;s, &lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique129&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Charles Taylor&lt;/a&gt; a quitt&#233; t&#244;t la prison de Scheveningen pour permettre son transfert &#224; la Cour p&#233;nale internationale. Au plus haut &#233;tage du b&#226;timent, l'ancien pr&#233;sident du Liberia est introduit dans la salle d'audience N&#176;2 quelques minutes avant la Cour, le temps de serrer la main de ses conseils. Sur son visage, pas de fatigue. Le poil plus court sans doute, mais pas plus blanc, et juste ce mince pli de graisse &#224; la base arri&#232;re du cou que nous n'avions pas remarqu&#233; lorsque le bourreau &#233;tait encore en office &#224; Monrovia. Sans doute est-ce d&#251; au corset du costume bleu nuit, &#224; l'&#233;tranglement de la cravate bleu cobalt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il parle &#224; voix basse avec ses avocats, &lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique129&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Charles Taylor&lt;/a&gt; tente le contact physique, un doigt pos&#233; sur le dos de la main de l'autre, comme pour souligner le propos. Mais maintenant que la pr&#233;sidente du tribunal s'est assise, les doigts de Taylor s'activent, jonglent avec deux paires de lunettes aux montures fines, pendant que ses regards se posent tant&#244;t sur la pr&#233;sidente ou le t&#233;moin du jour, tant&#244;t sur l'&#233;cran plat qui orne son banc d'accus&#233;, l&#224; o&#249; d&#233;filent les images des pi&#232;ces &#224; conviction. Que disent ses yeux ? Lorsqu'il fixe notre si&#232;ge, Taylor pose un regard mort, deux &#233;pingles noires. A plus de cinquante mois de distance reviennent les images d'un autre huis clos : le 11 ao&#251;t 2003, au c&#339;ur de Monrovia. Charles Taylor quitte le Pavillon du centenaire, il vient de remettre ses pouvoirs sous les yeux attentifs des pr&#233;sidents du Mozambique, d'Afrique du Sud, du Ghana. Et sous le regard de quelques trafiquants d'armes, eux aussi invit&#233;s d'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encadr&#233; de forces sp&#233;ciales sud-africaines, il passe devant nous, &#224; moins de deux m&#232;tres : son regard est alors &#224; la fois triste et inquiet. La troupe africaine de l'Ecomil vient d'investir la ville, quelques pelotons des forces sp&#233;ciales US ont d&#233;barqu&#233; au port. Ce soir-l&#224;, la guerre s'est &#233;teinte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me 11 ao&#251;t 2003, Charles Taylor s'envole en catimini pour le Nigeria : une cage dor&#233;e dont il tentera de s'enfuir en mars 2006. Un coup de lune qui lui sera fatal : la nouvelle pr&#233;sidente du Liberia autorise son extradition &#224; La Haye, son jugement par le Tribunal sp&#233;cial pour la Sierra Leone (TSSL) mais dans les locaux de la CPI. Apr&#232;s un lancement manqu&#233; en juin 2007, le proc&#232;s s'est ouvert le 7 janvier 2008, dans cette cath&#233;drale blanche qui domine le polder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis le d&#233;but, l'accusation m&#232;ne les d&#233;bats au pas de charge : l'&#233;quation &#171; armes contre diamants &#187; qui sous-tend dix ann&#233;es de guerre en Afrique de l'Ouest a &#233;t&#233; expos&#233;e aux premiers jours du proc&#232;s&lt;/strong&gt;. C'est ensuite toute l'horreur de la guerre qui s'est invit&#233;e &#224; la barre. Jusqu'&#224; ce jour, le pasteur Alex Tamba Teh, 47 ans, du district de Kono, parlait &#224; couvert, t&#233;moin prot&#233;g&#233;. Mais devant Taylor, il tombe le masque. Une nuit d'avril 1998, alors que les tirs et bombardements s'&#233;taient succ&#233;d&#233; de 3heures &#224; 6h30, des rebelles l'ont emport&#233;, lui et une centaine d'hommes du village, vers la localit&#233; d'Igbaleh. Les combattants portaient les insignes de l'Ecomog, la force arm&#233;e de la Communaut&#233; &#233;conomique de l'Afrique de l'Ouest (Ecowas), mais c'&#233;taient en r&#233;alit&#233; des rebelles du Front uni r&#233;volutionnaire : les alli&#233;s sierra-l&#233;onais de Taylor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marche s'est &#233;tendue sur 2 kilom&#232;tres. Deux kilom&#232;tres de corps. Le pasteur a compt&#233; jusqu'&#224; 50, puis compris qu'il n'oublierait pas cette nuit. Arriv&#233; &#224; destination, le &#171; commandant Rocky &#187; a exig&#233; que le pasteur prie pour les autres hommes, puis a demand&#233; qu'on lui apporte sa &#171; barg&#233;g&#233; &#187;, sa mitrailleuse sur pied. &#171; Rocky &#187; a abattu les 101adultes pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'horreur ne faisait que commencer. &#171; Rocky &#187; a ensuite appel&#233; sa Small Boys Unit (SBU), une compagnie d'enfants soldats de moins de 15 ans, dont certains ne pouvaient m&#234;me pas porter leur arme. Il leur a demand&#233; de d&#233;capiter les corps. Or l'un des enfants les plus jeunes pleurait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;C'&#233;tait un tout petit, se rappelle le pasteur. Ils l'ont pris, ont pos&#233; son bras droit sur un billot, sectionn&#233; son bras &#224; hauteur du poignet. Il hurlait en demandant pourquoi on lui avait fait cela&#8230; Ils ont pris son bras gauche, l'ont pos&#233; sur le m&#234;me billot. Puis la jambe gauche, coup&#233;e &#224; la cheville. La jambe droite. Il hurlait toujours. Ils l'ont saisi par ses membres, sans mains ni pieds, l'ont jet&#233; dans le trou des toilettes. Au fond du trou, l'enfant hurlait encore&lt;/strong&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pasteur racontera comment, plus tard cette m&#234;me matin&#233;e, sa vie fut sauv&#233;e apr&#232;s avoir &#233;t&#233; soumise au vote des commandants : 15-15. Un retardataire - &#171; Rambo &#187; - fit pencher la balance du c&#244;t&#233; de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les d&#233;bats d'audience ont port&#233; ensuite sur les viols, l'esclavage sexuel, les civils enterr&#233;s vivants&lt;/strong&gt;. &#171; Pourquoi, demande l'accusation, gravaient-ils le torse des civils ? &#187; &#171; Ils prenaient tout ce qui est tranchant, se rappelle le pasteur, et marquaient de leur sigle RUF la poitrine de leurs prisonniers. M&#234;me chose dans le dos. C'&#233;tait pour les emp&#234;cher de s'&#233;chapper. Un fuyard ainsi &#171; grav&#233; &#187;, s'il s'&#233;tait retrouv&#233; face aux soldats de l'Ecomog, aurait &#233;t&#233; pris pour un rebelle. Et abattu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le poids des t&#233;moignages, Charles Taylor garde l'esprit vif : toujours ces deux m&#234;mes rides horizontales barrant le front, et, &#224; destination de la d&#233;fense, la valse des Post-it verts pomme lorsqu'un point de l'accusation m&#233;rite d'&#234;tre contredit. Car bient&#244;t, le ton du proc&#232;s change et, &#224; la barre des t&#233;moins, &lt;strong&gt;l'accusation ne produit pas que des victimes : elle dispose elle aussi de son quota de salauds&lt;/strong&gt;. Le 9 janvier dernier, la parole est &#224; Varmuyan Sherif, 39 ans, ancien des Special Security Service (SSS) de Taylor. Un homme qui se pr&#233;sente comme un des gardes du corps les plus proches de l'ex-pr&#233;sident, mais qui paradoxalement, au d&#233;but des ann&#233;es nonante, &#233;tait un des commandants de bataillon d'une formation qui a combattu Taylor, le United Liberation Movement of Liberia for Democracy (Ulimo).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son t&#233;moignage dure tout un jour et emm&#232;ne l'assistance dans les arcanes des divers mouvements de gu&#233;rilla, leurs alliances et ses retournements, les fili&#232;res d'armes et diamants &#224; travers la brousse, les atrocit&#233;s &#171; commises par tous sur tous les fronts &#187;&lt;/strong&gt;. Sur la carte du Liberia et de Sierra Leone, Sherif dessine les routes bitum&#233;es, les pistes, les ponts, &lt;strong&gt;les zones d'exploitation du diamant&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Politiquement, son r&#233;cit est une bombe : il prouve que Taylor, pr&#233;sident du Liberia, finan&#231;ait la guerre dans la Sierra Leone voisine en &#233;change de diamants&lt;/strong&gt;. Varmuyan Sherif affirme avoir &#233;t&#233; charg&#233; par Taylor, en 1998, d'entrer en Sierra Leone et d'aller y chercher Sam Bockarie, alors leader de la r&#233;bellion du Revolutionnary United Front (RUF) pour le ramener au bureau de Taylor &#224; Monrovia. Ce qui fut fait. Apr&#232;s cette rencontre, &#224; laquelle il n'a pas particip&#233;, Sherif affirme avoir b&#233;n&#233;fici&#233; des confidences des deux hommes : &lt;strong&gt;Bockarie transportait dans la poche int&#233;rieure de sa veste d'aviateur un pot de mayonnaise empli de diamants&lt;/strong&gt;. De retour de Monrovia, il &#233;tait heureux d'avoir re&#231;u un t&#233;l&#233;phone satellite et pas mal d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fense de Taylor prendra deux jours entiers pour tenter de saper ce t&#233;moignage, d&#233;voiler ses parts d'ombre. &lt;strong&gt;Taylor s'est assur&#233; les services d'un avocat londonien d'origine jama&#239;caine, Courtenay Griffiths, qui refuse de r&#233;sumer la guerre &#224; ses clich&#233;s. Il m&#232;ne le contre-interrogatoire du t&#233;moin avec une obstination redoutable&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Griffiths : &#171; De quelle taille, le pot de mayonnaise ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ses mains, Sherif tente une indication : huit pouces sur trois, &#233;norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Griffiths : &#171; Et Sam Bockarie cachait cela dans la poche int&#233;rieure de son blouson ? Et vous avez vu cela dans son v&#234;tement lorsqu'il prenait un bain chez vous ? Vous qui &#233;tiez un Mandingue, un ancien de l'Ulimo, un homme dont il aurait d&#251; se m&#233;fier ? &#187; Sous les coups de boutoir li&#233;s &#224; ses propres exactions, &#224; sa fragilit&#233; mentale, aux revirements paradoxaux de sa carri&#232;re militaire, le t&#233;moin vacillera &#224; plusieurs reprises, rendant plus complexe - mais plus riche - une v&#233;rit&#233; historique qui se cherche encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il explique l'origine des enfants soldats, sans cacher qu'il en a command&#233; : &#171; Chaque division avait sa SBU. La mienne &#233;tait command&#233;e par &#171; Junior &#187; : il avait 11 ans, reconna&#238;t le t&#233;moin, qui avoue ainsi un crime de guerre. Les SBU, c'est une invention d'un commandant du NPLF [la r&#233;bellion de Taylor], le commandant Zoupon. Depuis, chaque division, dans tous les camps, avait des enfants soldats. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au ciel du pr&#233;toire, cinq cam&#233;ras articul&#233;es ne ratent pas une miette des 330 minutes quotidiennes d'audience, et l'on devine derri&#232;re leurs objectifs &lt;strong&gt;les centaines de milliers d'yeux qui, gr&#226;ce &#224; elles, en Sierra Leone et au Liberia, via Internet et de grands &#233;crans publics en Afrique de l'Ouest, tentent de comprendre enfin les dix &#224; quinze ann&#233;es de leur cauchemar. Et veulent savoir si justice leur sera rendue&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion r&#233;serv&#233;s. &lt;a href=&#034;http://www.letemps.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.letemps.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.letemps.ch/template/recherche.asp?page=rechercher&amp;contenupage=identification&amp;types=search&amp;artID=223887&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source url de l'article&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les diamants du sang au centre du proc&#232;s de l'ex-pr&#233;sident lib&#233;rien Charles Taylor</title>
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		<description>
&lt;p&gt;07/01/2008 18:09 LA HAYE (AFP) - Les diamants du sang au centre du proc&#232;s de l'ex-pr&#233;sident lib&#233;rien Charles Taylor &#171; Les diamants du sang &#187; ont &#233;t&#233; au centre du proc&#232;s pour crimes de guerre et contre l'humanit&#233; de l'ancien pr&#233;sident lib&#233;rien Charles Taylor devant le Tribunal sp&#233;cial pour Sierra Leone (TSSL), qui a repris lundi apr&#232;s six mois de suspension. Charles Taylor est le premier ancien chef d'Etat africain jug&#233; par un tribunal international pour avoir dirig&#233; en sous-main (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.paradisfj.info/sites/paradisfj.info/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1324-a657d.jpg?1783499067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;07/01/2008 18:09&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA HAYE (&lt;abbr title=&#034;Agence France Presse&#034;&gt;AFP&lt;/abbr&gt;) - &lt;strong&gt;Les diamants du sang au centre du proc&#232;s de l'ex-pr&#233;sident lib&#233;rien Charles Taylor&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;&#034; ont &#233;t&#233; au centre du proc&#232;s pour crimes de guerre et contre l'humanit&#233; de l'ancien pr&#233;sident lib&#233;rien Charles Taylor devant le Tribunal sp&#233;cial pour Sierra Leone (TSSL), qui a repris lundi apr&#232;s six mois de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles Taylor est le premier ancien chef d'Etat africain jug&#233; par un tribunal international pour avoir dirig&#233; en sous-main des rebelles du RUF ayant ravag&#233; ce pays entre 1991 et 2001&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ses verres de lunettes fum&#233;, le visage impavide, &lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique129&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'accus&#233;&lt;/a&gt; en costume sombre a activement pris des notes tout au long de la journ&#233;e, s'entretenant de temps &#224; autre &#224; voix basse avec ses avocats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier t&#233;moin appel&#233; par l'accusation, &lt;strong&gt;Ian Smillie&lt;/strong&gt;, a racont&#233; comment ses recherches pour une ONG, puis en tant qu'expert aupr&#232;s du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU, ont r&#233;v&#233;l&#233; que &lt;strong&gt;le diamant jouait un r&#244;le-cl&#233; dans le financement et les motivations des rebelles ayant ravag&#233; la Sierra Leone, faisant 120.000 morts et des milliers de mutil&#233;s en une d&#233;cennie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le procureur, &lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique129&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Charles Taylor&lt;/a&gt; dirigeait du Liberia voisin &#8212;dont il a &#233;t&#233; &#233;lu pr&#233;sident en 1997&#8212; la r&#233;bellion du Front r&#233;volutionnaire uni (RUF) dans le but de faire main basse sur les abondantes ressources diamantif&#232;res et naturelles de la Sierra Leone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite d'un rapport dont M. Smillie &#233;tait co-auteur, le Conseil de s&#233;curit&#233; a accus&#233; en 2001 le gouvernement du Liberia de &#171; soutenir &#187; les rebelles du RUF pour qui les diamants constituaient la &#171; majeure et principale source de revenus &#187;. &#171; Le gros des diamants du RUF quittent la Sierra Leone en transitant par le Liberia &#187;, pr&#233;cise une r&#233;solution.
Selon M. Smillie, Charles Taylor lui aurait indiqu&#233; lors d'une rencontre en octobre 2000 qu'il &#233;tait &#171; hautement probable et possible &#187; que des diamants des RUF transitaient par son pays, mais, ajoutait-il, &#171; il n'en avait pas le contr&#244;le &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la d&#233;fense, l'argumentation du procureur &#233;tait &#171; d&#233;sesp&#233;r&#233;e &#187;. &#171; Je m'attendais &#224; entendre de la part de M. Smillie comment (Charles Taylor) &#233;tait directement impliqu&#233; dans l'export des diamants via Monrovia vers Anvers en Belgique (&#8230;) Mais il n'en a pas dit un mot &#187;, s'est indign&#233; l'avocat de l'accus&#233;, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Courtenay Griffith.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contre-interrogatoire de M. Smillie par la d&#233;fense, qui a commenc&#233; lundi, devrait se poursuivre mardi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taylor plaide non coupable des 11 chefs d'accusation &#8212;notamment meurtre, viol et recrutement d'enfants soldats&#8212; retenus contre lui pour une p&#233;riode allant de novembre 1996 &#224; janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans plusieurs extraits d'un documentaire montr&#233;s lundi, des victimes non identifi&#233;es racontaient qu'elles ont &#233;t&#233; forc&#233;es par le RUF &#224; travailler dans les mines jour et nuit. Une femme y racontait aussi comment des rebelles l'ont viol&#233;e avec un b&#226;ton, lui faisant perdre l'enfant qu'elle portait depuis quatre mois, avant de mutiler &#224; vie son mari en lui coupant les deux mains&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les rebelles du RUF ont acquis une r&#233;putation sanguinaire en amputant bras, jambes, oreilles et nez &#224; des milliers de civils sans d&#233;fense, en br&#251;lant des villages entiers et en engageant de force des enfants dans leurs rangs&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?article903&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leurs exactions ont &#233;t&#233; port&#233;es r&#233;cemment &#224; l'&#233;cran par Hollywood, dans le film &#171; Blood Diamond &#187; avec Leonardo DiCaprio&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette tactique avait pour objectif de &#171; terroriser la population afin qu'ils quittent les zones mini&#232;res et laissent le champ libre aux rebelles &#187;, a expliqu&#233; Ian Smillie. Ensuite, des troupes de RUF, ou bien des civils engag&#233;s de force, &#233;taient employ&#233;s pour exploiter les mines diamantif&#232;res, a-t-il ajout&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Taylor avait boycott&#233; l'ouverture de son proc&#232;s en juin et annonc&#233; le renvoi de son avocat en r&#233;clamant plus de moyens financiers pour assurer sa d&#233;fense. En ao&#251;t, il avait accept&#233; un nouvel avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; AFP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; avec l'aimable autorisation de l'Agence France Presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visitez le site de &lt;a href=&#034;http://www.afp.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Agence France Presse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le film qui &#233;branle l'industrie du diamant</title>
		<link>https://www.paradisfj.info/Le-film-qui-ebranle-l-industrie-du-diamant.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Le film qui &#233;branle l'industrie du diamant JEAN-FRAN&#199;OIS ARNAUD. Publi&#233; le 27 janvier 2007 Actualis&#233; le 27 janvier 2007 : 08h08 Les diamantaires se mobilisent pour se d&#233;fendre contre une production hollywoodienne&#8230; &#171; L'INDUSTRIE mondiale du diamant serre les dents. &#192; Londres, les sages messieurs de la compagnie De Beers, capables d'&#233;valuer une pierre d'un coup d'&#339;il sans laisser transpara&#238;tre la moindre &#233;motion, laissent passer le coup de grisou &#187;. Une autre industrie, celle du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.paradisfj.info/sites/paradisfj.info/local/cache-vignettes/L99xH150/arton892-ce247.jpg?1783499067' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le film qui &#233;branle l'industrie du diamant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JEAN-FRAN&#199;OIS ARNAUD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; le 27 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actualis&#233; le 27 janvier 2007 : 08h08&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diamantaires se mobilisent pour se d&#233;fendre contre une production hollywoodienne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;strong&gt;L'INDUSTRIE mondiale du diamant serre les dents&lt;/strong&gt;. &#192; Londres, les sages messieurs de la compagnie De Beers, capables d'&#233;valuer une pierre d'un coup d'&#339;il sans laisser transpara&#238;tre la moindre &#233;motion, laissent passer le coup de grisou&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre industrie, celle du film am&#233;ricain, beaucoup plus puissante, les attaque bille en t&#234;te&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;En effet, Hollywood a d&#233;cid&#233; d'exploiter &#224; sa fa&#231;on le juteux filon des mines de diamants, avec ses d&#233;cors de guerres ethniques en Afrique, de trafiquants d'armes et de civils massacr&#233;s. Ce sont les ingr&#233;dients du dernier film am&#233;ricain &#224; grand spectacle Blood Diamond avec Leonardo DiCaprio, r&#233;alis&#233; par Edward Zwick&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sorti mi-d&#233;cembre aux &#201;tats-Unis, il d&#233;barque en France mercredi. On y voit le superh&#233;ros aux yeux bleus (DiCaprio incarne un aventurier &#224; la recherche d'un diamant tr&#232;s rare) lutter contre des trafiquants d'armes, d'horribles mercenaires et des militaires sanguinaires. &lt;strong&gt;Une sorte d'Indiana Jones dans l'enfer de la course au diamant en Sierra Leone&lt;/strong&gt;. Le film illustre parfaitement le ph&#233;nom&#232;ne connu en Afrique des &#171; &lt;a href=&#034;http://www.globalwitness.org/pages/en/conflict_diamonds.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;diamants sales&lt;/a&gt; &#187;, qui financent les guerres et les ventes d'armes. &#171; &lt;strong&gt;Le trafic des diamants marche avec celui des armes, qu'il finance, il a ses figures d'aventuriers, explique Bruno Roger, universitaire auteur d'un livre sur la g&#233;opolitique de cette pierre (Le Diamant, un monde en r&#233;volution, Ed. Belin), l'industrie n'a pas toujours &#233;t&#233; tr&#232;s regardante sur l'origine des diamants bruts, mais c'est moins le cas aujourd'hui &#187;.&lt;/strong&gt; Comme le souligne cet expert, la situation a &#233;norm&#233;ment chang&#233; en quelques ann&#233;es. Et &lt;strong&gt;la r&#233;alit&#233; d&#233;crite par le film d'Edward Zwick correspond &#224; la situation d'avant les ann&#233;es 1990&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'impulsion du groupe De Beers, qui a longtemps contr&#244;l&#233; &#224; lui seul la totalit&#233; du march&#233; mondial, le diamant a fait sa r&#233;volution culturelle et l'industrie s'est consid&#233;rablement assainie. &#171; &lt;strong&gt;Conscients des gros probl&#232;mes de l'activit&#233; diamantaire, nous avons d&#233;cid&#233; de travailler avec les ONG et les Nations unies pour mettre fin aux diamants sales&lt;/strong&gt; &#187;, explique Thomas Morel, le directeur g&#233;n&#233;ral de Diamond Trading Company (groupe De Beers) en France. Ainsi est n&#233; &lt;a href=&#034;http://www.globalwitness.org/pages/en/the_kimberley_process.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le processus de Kimberley en 2000&lt;/a&gt;, un texte ratifi&#233; par 52 &#201;tats s'engageant &#224; ne pas acheter ou vendre des diamants servant &#224; financer des mouvements rebelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus correspond aussi &#224; une p&#233;riode de grande transformation pour la firme De Beers elle-m&#234;me. &#171; Confront&#233;e &#224; une toute nouvelle g&#233;opolitique et &#224; l'&#233;mergence d'une concurrence nouvelle, la famille Openheimer, qui a fond&#233; l'entreprise un si&#232;cle plus t&#244;t, a d&#233;cid&#233; de reprendre le pouvoir et a rachet&#233; la totalit&#233; du capital qui &#233;tait alors cot&#233; en Bourse &#187;, raconte Bruno Roger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cette &#233;poque aussi qu'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e la co-entreprise avec le leader mondial du luxe, LVMH, pour cr&#233;er des boutiques de joaillerie &#224; la marque De Beers. Devenant une marque publique, rivalisant avec les grands noms du luxe, la firme se devait d'&#234;tre moralement irr&#233;prochable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le processus de Kimberley pour la tra&#231;abilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui tous les diamants bruts sont tra&#231;ables &#187;, insiste Thomas Morel. &lt;strong&gt;En r&#233;alit&#233; les diamants d'origine douteuse existent encore, mais ils ne repr&#233;sentent pas plus de 5 % du march&#233; mondial, selon le groupe De Beers et aux alentours de 10 % selon Bruno Roger&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'un des derniers points noirs, point&#233; d&#233;but d&#233;cembre par Amnesty International&lt;/strong&gt;, est &lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique147&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la C&#244;te d'Ivoire&lt;/a&gt;. L'ONG signale qu'en octobre dernier, le rapport d'un groupe d'experts des Nations unies sur &lt;a href=&#034;http://www.globalwitness.org/pages/en/the_united_nations_and_conflict_diamonds.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la C&#244;te d'Ivoire&lt;/a&gt; a conclu que des diamants du conflit en provenance de ce pays infiltraient le commerce l&#233;gal des diamants via le Ghana, qui participe au processus de Kimberley. En clair, ce pays serait en train de blanchir les diamants sales de C&#244;te d'Ivoire. &#171; &lt;strong&gt;Des diamants du conflit ont &#233;t&#233; introduits en fraude au Ghana &#224; partir des zones contr&#244;l&#233;es par les rebelles, dans le nord de la C&#244;te d'Ivoire, pour une valeur allant jusqu'&#224; 23 millions de dollars. Ces diamants ont &#233;t&#233; ensuite certifi&#233;s hors conflit, &#224; cause des faiblesses du syst&#232;me de contr&#244;le interne ghan&#233;en&lt;/strong&gt; &#187;, rapporte Amnesty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;anmoins, il s'agit bien des derniers soubresauts d'une &#233;poque qui se termine&lt;/strong&gt;. Les diamantaires tiennent &#224; le faire savoir. &#171; Cette industrie emploie &lt;strong&gt;10 millions de personnes &#224; travers le monde&lt;/strong&gt;, plaide Guy Leymarie, le directeur g&#233;n&#233;ral de la co-entreprise De Beers-LVMH, &lt;strong&gt;c'est l'une des premi&#232;res sources de revenus pour l'Afrique&lt;/strong&gt; et elle participe largement &#224; l'am&#233;lioration des conditions de vie de ses habitants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://assassinatsdecooperants.ouvaton.org/spip.php?rubrique145&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le prix Nobel Nelson Mandela&lt;/a&gt; a apport&#233; son soutien &#224; cette contre-attaque. &lt;strong&gt;Lui aussi insiste sur l'importance de cette activit&#233; pour les Africains&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diamant, plus dur que le verre et plus dur que la pierre sera-t-il plus dur qu'Hollywood ? &lt;strong&gt;Ce n'est pas certain&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Le Figaro&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; avec l'aimable autorisation du journal Le Figaro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visitez le site du journal &lt;a href=&#034;http://www.lefigaro.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les &#171; diamants du sang &#187; de Charles Taylor</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Afrique Les &#171; diamants du sang &#187; de Charles Taylor Pr&#233;sident entre 1997 et 2003, il a men&#233; une guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts. Par Thomas HOFNUNG QUOTIDIEN : mardi 5 juin 2007 En Afrique de l'Ouest, il y a un &#171; avant &#187; et un &#171; apr&#232;s &#187; Charles Taylor. L'homme dont le proc&#232;s a d&#233;but&#233; hier, &#224; La Haye, a litt&#233;ralement boulevers&#233; le destin de la sous-r&#233;gion. Le feu qu'il a allum&#233; au Liberia, un soir de No&#235;l 1989, s'est propag&#233;, deux ans plus tard, &#224; la Sierra Leone, un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.paradisfj.info/-Les-diamants-du-sang-.html" rel="directory"&gt;Les diamants du sang&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.paradisfj.info/sites/paradisfj.info/local/cache-vignettes/L150xH84/arton526-d322b.jpg?1783499067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Afrique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#171; diamants du sang &#187; de Charles Taylor&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident entre 1997 et 2003, il a men&#233; une guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Thomas HOFNUNG&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUOTIDIEN : mardi 5 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique de l'Ouest, il y a un &#171; avant &#187; et un &#171; apr&#232;s &#187; Charles Taylor. L'homme dont le proc&#232;s a d&#233;but&#233; hier, &#224; La Haye, a litt&#233;ralement boulevers&#233; le destin de la sous-r&#233;gion. Le feu qu'il a allum&#233; au Liberia, un soir de No&#235;l 1989, s'est propag&#233;, deux ans plus tard, &#224; la Sierra Leone, un pays connu jusqu'alors pour ses plages de sable fin pris&#233;es par les touristes. &lt;strong&gt;Au total, plus de 300 000 personnes ont p&#233;ri durant les guerres civiles des ann&#233;es 90 qui ont ravag&#233; ces deux pays&lt;/strong&gt;. Des centaines de milliers de personnes ont &#233;galement fui dans les pays voisins, notamment en Guin&#233;e et en C&#244;te-d'Ivoire, qui conna&#238;t elle aussi les affres de la guerre civile depuis l'automne 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais plus encore que le nombre des victimes, c'est la cruaut&#233; des crimes commis qui a frapp&#233; les esprits&lt;/strong&gt;. Des bataillons d'enfants soldats, drogu&#233;s, coiff&#233;s de perruques ou le visage cach&#233; derri&#232;re un masque de t&#234;te de mort, ont &#233;cum&#233; la sous-r&#233;gion, tuant comme d'autres jouent aux gendarmes et aux voleurs. Si l'un d'entre eux tombait, il suffisait pour les autres de changer de gri-gri avant de repartir au front&#8230; Pour &#171; casser &#187; tous leurs rep&#232;res moraux afin de les dominer, leurs recruteurs les avaient auparavant oblig&#233;s &#224; tuer leurs parents de leurs propres mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il a tu&#233; papa &#187;. Parmi les chefs de guerre qui se sont &#171; illustr&#233;s &#187; au Liberia, l'un d'eux a connu une destin&#233;e hors norme : Charles Taylor. En 1997, l'ancien chef des rebelles du Front national patriotique du Liberia a &#233;t&#233; &#233;lu pr&#233;sident avec ce slogan en forme d'avertissement : &lt;strong&gt;&#171; Il a tu&#233; papa, il a tu&#233; maman, je vote pour lui. &#187; En cas de d&#233;faite, Taylor avait promis de remettre &#224; feu et &#224; sang le pays&lt;/strong&gt;. Mais son r&#232;gne politique aura finalement &#233;t&#233; bref : en ao&#251;t 2003, accul&#233; dans Monrovia par deux mouvements rebelles, &lt;strong&gt;l&#226;ch&#233; par ses alli&#233;s africains et soumis &#224; la pression diplomatique des Etats-Unis, il quittait la sc&#232;ne pour un exil dor&#233; au Nigeria, avant d'&#234;tre finalement arr&#234;t&#233; et transf&#233;r&#233; &#224; La Haye en mars 2006.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire de cet homme barbu et de petite taille est celle d'une soif inextinguible de pouvoir et d'argent, conjugu&#233;e &#224; l'absence de tout scrupule moral&lt;/strong&gt;. Charles Taylor est n&#233; en 1948 au sein d'une famille ais&#233;e de descendants d'esclaves affranchis venus des Etats-Unis pour fonder, au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, sur la terre de leurs &#171; anc&#234;tres &#187;, la patrie des hommes lib&#233;r&#233;s, le Liberia. El&#232;ve turbulent, le jeune Charles est envoy&#233; &#224; Boston, aux Etats-Unis, o&#249; il va d&#233;crocher un dipl&#244;me d'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour &#224; Monrovia, l'ambitieux int&#232;gre la fonction publique, au d&#233;but des ann&#233;es 80. Charg&#233; des commandes pour le compte du gouvernement, il acquiert le surnom de &#171; Superglu &#187; du fait de sa capacit&#233; &#224; capter l'argent qui lui passe entre les mains. &lt;strong&gt;En 1983, accus&#233; du d&#233;tournement d'un million de dollars, il est incarc&#233;r&#233; aux Etats-Unis. Pas pour longtemps : en 1985, il s'&#233;vade dans des conditions myst&#233;rieuses (gr&#226;ce &#224; l'aide des services secrets am&#233;ricains, accusent certains sans en apporter la preuve) et parvient &#224; regagner le continent africain.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trajectoire de Charles Taylor croise alors celle de plusieurs parrains bien dispos&#233;s &#224; son &#233;gard : &lt;strong&gt;l'Ivoirien F&#233;lix Houphou&#235;t-Boigny&lt;/strong&gt; qui a des comptes personnels &#224; r&#233;gler avec le pouvoir alors en place &#224; Monrovia, le dirigeant burkinab&#233; &lt;strong&gt;Blaise Compaor&#233;&lt;/strong&gt;, jamais en retard d'une intrigue pour placer ses pions dans la sous-r&#233;gion et, surtout, le colonel libyen &lt;strong&gt;Muammar Kadhafi&lt;/strong&gt;, pr&#234;t &#224; toutes les aventures pourvu qu'elles se parent d'atours anticolonialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En cheville avec Al-Qaeda. Apr&#232;s s'&#234;tre entra&#238;n&#233; dans le d&#233;sert libyen, &#233;quip&#233; et financ&#233; par Abidjan et Tripoli, Taylor se lance en 1989 &#224; la conqu&#234;te de Monrovia, objectif qu'il n'atteindra que huit ans plus tard &#173; cruelle ironie de l'histoire &#173; par les urnes&lt;/strong&gt;. Pour financer une guerre qui dure, &lt;strong&gt;le chef rebelle &#171; exporte &#187; sa guerre en Sierra Leone&lt;/strong&gt;, en soutenant l'un de ses lieutenants, originaire de ce pays, &lt;strong&gt;Foday Sankoh&lt;/strong&gt;. Pour soumettre la population, les rebelles n'h&#233;sitent pas &#224; mutiler leurs victimes apr&#232;s avoir pos&#233; cette question : &#171; Manche longue ou manche courte ? &#187; &lt;strong&gt;Sur place, Taylor et Sankoh accaparent les mines de diamants qui leur permettent d'acheter des armes, tandis que leurs &#171; soldats &#187; se &#171; payent &#187; en violant et en pillant tout ce qu'ils trouvent sur leur chemin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; l'ampleur des crimes commis, la communaut&#233; internationale est longtemps rest&#233;e atone&lt;/strong&gt;, pendant que les exportateurs europ&#233;ens ou am&#233;ricains de bois et de caoutchouc continuaient leurs affaires comme si de rien n'&#233;tait. En Sierra Leone, il a fallu que &lt;a href=&#034;http://www.paradisfj.info/spip.php?article248&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tony Blair&lt;/a&gt; envoie ses forces sp&#233;ciales en 2000 pour mettre fin au bain de sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De son c&#244;t&#233;, Taylor a commis une erreur fatale : selon les services secrets am&#233;ricains, il aurait &#233;t&#233; en cheville avec le r&#233;seau Al-Qaeda dans le trafic des &#171; diamants du sang &#187;&lt;/strong&gt;. Les Etats-Unis se sont r&#233;solus &#224; en finir avec un homme longtemps jug&#233; fr&#233;quentable. &lt;strong&gt;Et pas seulement par Washington : v&#234;tu de sa traditionnelle saharienne et muni d'une canne, il &#233;tait encore &#224; Paris en 2003, lors d'un sommet France-Afrique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Lib&#233;ration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; avec l'aimable autorisation du journal Lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visitez le site du journal &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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