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	<title>Paradis Fiscaux et Judiciaires</title>
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		<title>Paradis Fiscaux et Judiciaires</title>
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		<title>Des trusts offshore dans le d&#233;sert</title>
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&lt;p&gt;SUPPL&#201;MENT SP&#201;CIAL : Des trusts offshore dans le d&#233;sert Date de parution : Mercredi 17 septembre 2008 Auteur : Yves Genier L'&#233;mirat de Ras al-Khaimah se profile dans la domiciliation de soci&#233;t&#233;s offshore. Concurrent des &#238;les Anglo-Normandes et des &#238;les Vierges britanniques, il r&#234;ve d'une &#171; Cit&#233; de la finance &#187;. Ras al-Khaimah est un &#233;mirat tout au bout de l'autoroute, et pourtant il cultive de vastes ambitions. Le vaste rond-point qui marque l'entr&#233;e dans ce territoire de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.paradisfj.info/-FINANCE-ISLAMIQUE-.html" rel="directory"&gt;FINANCE ISLAMIQUE&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SUPPL&#201;MENT SP&#201;CIAL : &lt;strong&gt;Des trusts offshore dans le d&#233;sert&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Date de parution : Mercredi 17 septembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Yves Genier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mirat de Ras al-Khaimah se profile dans la domiciliation de soci&#233;t&#233;s offshore. Concurrent des &#238;les Anglo-Normandes et des &#238;les Vierges britanniques, il r&#234;ve d'une &#171; Cit&#233; de la finance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ras al-Khaimah est un &#233;mirat tout au bout de l'autoroute, et pourtant il cultive de vastes ambitions. Le vaste rond-point qui marque l'entr&#233;e dans ce territoire de l'extr&#233;mit&#233; est l&#224; pour informer de ses brillants projets d'avenir le visiteur que le d&#233;sert omnipr&#233;sent n'aurait pas convaincu : &#171; Croissez avec nous ! &#187; L'image d'une t&#234;te barbue couverte d'une coiffe blanche, grand sourire aux l&#232;vres, sur fond de courbes statistiques en hausse, est charg&#233;e de donner de la substance &#224; cette affirmation. Tout autour, les dunes paraissent fig&#233;es dans leur &#233;ternit&#233;.
Les apparences peuvent &#234;tre trompeuses. A quelques kilom&#232;tres de ce rond-point, le bureau de Peter-Michael Schuster domine le d&#233;sert. Cet ancien banquier allemand pr&#233;f&#232;re parler chiffres plut&#244;t que merveilles naturelles. &#171; &lt;strong&gt;En deux ans, 1800 soci&#233;t&#233;s offshore ont &#233;lu domicile dans notre &#233;mirat. La plupart d'entre elles &#233;taient enregistr&#233;es pr&#233;c&#233;demment dans les &#238;les Anglo-Normandes ou aux &#238;les Vierges britanniques&lt;/strong&gt;. Leurs propri&#233;taires, que le durcissement des directives europ&#233;ennes et de la fiscalit&#233; britannique d&#233;range, appr&#233;cient notre environnement caract&#233;ris&#233; par l'absence d'imp&#244;ts. &#187; La banque liechtensteinoise LG Trust a fortement contribu&#233; &#224; cet apport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.letemps.ch/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la suite sur le site du journal Le Temps&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion r&#233;serv&#233;s. &lt;a href=&#034;http://www.letemps.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.letemps.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le monde tr&#232;s opaque de la finance islamique se retrouve en position d'accus&#233;</title>
		<link>http://www.paradisfj.info/Le-monde-tres-opaque-de-la-finance-islamique-se-retrouve-en-position-d-accuse.html</link>
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		<dc:date>2001-09-29T19:47:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Le monde tr&#232;s opaque de la finance islamique se retrouve en position d'accus&#233; ATTENTATS. Les financiers du Golfe, o&#249; se trouvent les principaux soutiens d'Oussama Ben Laden, sont d&#233;sormais en premi&#232;re ligne dans la lutte contre le financement du terrorisme. Ce milieu ferm&#233;, &#171; un myst&#232;re complet &#187; estime un expert, bien implant&#233; en Suisse, a du chemin &#224; faire en mati&#232;re de transparence et de lutte contre l'argent sale. Sylvain Besson et Jean-Claude P&#233;clet Samedi 29 septembre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.paradisfj.info/-FINANCE-ISLAMIQUE-.html" rel="directory"&gt;FINANCE ISLAMIQUE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le monde tr&#232;s opaque de la finance islamique se retrouve en position d'accus&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ATTENTATS&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les financiers du Golfe, o&#249; se trouvent les principaux soutiens d'Oussama Ben Laden, sont d&#233;sormais en premi&#232;re ligne dans la lutte contre le financement du terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce milieu ferm&#233;, &#171; un myst&#232;re complet &#187; estime un expert, bien implant&#233; en Suisse, a du chemin &#224; faire en mati&#232;re de transparence et de lutte contre l'argent sale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvain Besson et Jean-Claude P&#233;clet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 29 septembre 2001&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rubrique : International&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouverte apr&#232;s les attentats du 11 septembre, la traque internationale &#224; l'argent du terrorisme va forcer les dirigeants du monde occidental &#224; s'int&#233;resser &#224; l'un des secteurs les plus opaques de la finance mondiale&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Les instituts financiers des p&#233;tromonarchies du Golfe persique, o&#249; se trouveraient les principaux soutiens d'Oussama Ben Laden et de ses r&#233;seaux, sont en effet &#171; un myst&#232;re complet&lt;/strong&gt; &#187;, estime Peter Lilley, un consultant bancaire actif &#224; Londres et Gen&#232;ve. &lt;strong&gt;Opacit&#233; des structures, usage intensif de l'argent liquide, monopole &#233;conomique de riches familles &#233;troitement li&#233;es au pouvoir politique, quand elles ne l'exercent pas elles-m&#234;mes : tous ces &#233;l&#233;ments rendent la r&#233;gion particuli&#232;rement vuln&#233;rable &#224; l'argent sale&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Suisse est directement concern&#233;e par le probl&#232;me, puisque la place financi&#232;re helv&#233;tique est, apr&#232;s la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, l'un des lieux de placement pr&#233;f&#233;r&#233;s de la client&#232;le du Golfe&lt;/strong&gt;. &#171; On les appr&#233;cie beaucoup, explique un banquier genevois. Les familles royales prennent des &#233;tages entiers au Hilton ou &#224; l'Intercontinental. &lt;strong&gt;Tout le monde sait qu'une partie de leur fortune vient de la corruption &#8211; notamment des commissions vers&#233;es par les compagnies p&#233;troli&#232;res &#8211; mais &#231;a ne d&#233;range personne. &#187; Souvent sollicit&#233;e dans des affaires de fonds russes ou sud-am&#233;ricains, la justice helv&#233;tique a rarement &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; se pencher sur cette client&#232;le-l&#224;, m&#234;me si le blocage des fonds de l'&#233;mir du Qatar, il y a quelques ann&#233;es, &#224; la suite d'un coup d'Etat men&#233; par son fils, a effray&#233; quelques vieux clients&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon certaines estimations, les banques suisses &#8211; notamment Citibank, &lt;strong&gt;Pictet, qui distribue ses propres fonds islamiques&lt;/strong&gt;, et UBS &#8211; g&#233;reraient au moins &lt;strong&gt;150 milliards de francs provenant du Golfe&lt;/strong&gt;. Mais l'influence &#233;conomique des millionnaires de la r&#233;gion ne s'arr&#234;te pas l&#224;. &lt;strong&gt;Les familles les plus puissantes poss&#232;dent leurs propres hommes d'affaires, qui servent d'interface avec le milieu financier local&lt;/strong&gt;. Exemple parmi d'autres : le cheikh Ali Ben Mussalam, autrefois tr&#232;s proche de la famille royale saoudienne. Il vit depuis plus d'un an &#224; l'H&#244;tel du Rh&#244;ne de Gen&#232;ve, dans une sorte de semi-exil caus&#233; par sa gestion tr&#232;s personnelle des commissions issues de la vente de fr&#233;gates fran&#231;aises &#224; l'Arabie saoudite. Ce partisan d'un islam rigoureux, qui traite ses affaires depuis sa luxueuse suite, peut compter &#224; Gen&#232;ve sur une soci&#233;t&#233; financi&#232;re, Alcifinances, o&#249; si&#232;ge l'un de ses fils, et dont le directeur sert d'homme de liaison. Que fait cette soci&#233;t&#233; ? &#171; Je n'ai rien &#224; dire &#187;, explique son directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pesant &#187; 50 milliards de dollars, le groupe Ben Laden, repr&#233;sent&#233; en Suisse par le demi-fr&#232;re d'Oussama Ben Laden, Yeslam, est &#224; peine plus communicatif. Actif surtout dans la construction, il poss&#232;de &#224; Gen&#232;ve &lt;strong&gt;une soci&#233;t&#233; d'investissement, Sico, qui g&#232;re les participations de la famille dans de nombreuses soci&#233;t&#233;s et sert de centre op&#233;rationnel pour ses activit&#233;s internationales. Bas&#233;e &#224; Zurich&lt;/strong&gt;, son officine de &#171; relations publiques &#187;, le Middle East International Group, ne &#171; parle pas &#224; la presse &#187;. Le milieu, il faut le dire, passe pour &#234;tre particuli&#232;rement ferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s suisses ne semblent d'ailleurs pas toujours tr&#232;s bien inform&#233;es sur les soci&#233;t&#233;s d'ob&#233;dience islamique pr&#233;sentes sur leur sol. Ainsi, la Commission f&#233;d&#233;rale des banques (CFB) a longuement enqu&#234;t&#233; sur &lt;strong&gt;la soci&#233;t&#233; luganaise Al-Taqwa, proche des Fr&#232;res musulmans et dont l'un des administrateurs suisses est un antis&#233;mite notoire, Ahmed Huber. Elle a fini par conclure que cette soci&#233;t&#233;, rebaptis&#233;e Nada, n'&#233;tait &#171; pas une banque &#187;.&lt;/strong&gt; Un proche de la Commission avoue cependant que la structure opaque d'Al-Taqwa &#8211; &lt;strong&gt;contr&#244;l&#233;e par une bo&#238;te aux lettres des Bahamas et qui poss&#232;de un bras immobilier au Liechtenstein&lt;/strong&gt; &#8211; soul&#232;ve encore bien des interrogations : &#171; &lt;strong&gt;Apparemment, la direction op&#233;rationnelle du groupe &#233;tait en Suisse. Mais officiellement, ce n'&#233;tait qu'une succursale offrant des services logistiques&lt;/strong&gt;. &#187; La Police f&#233;d&#233;rale, inform&#233;e par d'autres services de renseignement des soup&#231;ons qui pesaient sur Al-Taqwa, notamment ses liens suppos&#233;s avec Al-Qaeda, l'organisation d'Oussama Ben Laden, avait enqu&#234;t&#233; &#8211; avec des pouvoirs d'investigation limit&#233;s &#8211; sur cette soci&#233;t&#233; en 1999. Sans r&#233;sultat probant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;lites des p&#233;tromonarchies du Golfe sont aussi les principaux soutiens des organisations charitables qui, selon les experts, pourraient servir de paravent aux r&#233;seaux terroristes&lt;/strong&gt;. Selon le journal britannique The Guardian, des fonds de l'International Islamic Relief Organisation (IIRO), sponsoris&#233;e par la famille royale saoudienne et pr&#233;sente &#224; titre humanitaire sur les principaux fronts de la Jihad (Tch&#233;tch&#233;nie et Afghanistan, autrefois Bosnie), auraient pu parvenir aux mains de membres d'Al-Qaeda. &lt;strong&gt;Une organisation charitable soudanaise, Al Dawa Al Islamiya, r&#233;colte ses contributions par l'interm&#233;diaire de la Al-Shamal Islamic Bank, qui compte dans son r&#233;seau de correspondants des banques genevoises, notamment le Cr&#233;dit Lyonnais. Al-Shamal a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par l'ancien gouvernement islamiste soudanais, avec l'aide financi&#232;re d'Oussama Ben Laden.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe d'action financi&#232;re (GAFI), une organisation internationale charg&#233;e de lutter contre le blanchiment, &lt;strong&gt;estime que certaines donations de millionnaires du Golfe pourraient cacher un racket pur et simple. &#171; Nous pensons qu'ils versent une sorte de ran&#231;on pour &#234;tre prot&#233;g&#233;s &#187;&lt;/strong&gt;, disait r&#233;cemment un fonctionnaire am&#233;ricain au Washington Post. Trois fondations charitables sont d'ailleurs cit&#233;es dans la liste de 27 noms publi&#233;e r&#233;cemment par le gouvernement am&#233;ricain, dont Al-Wafa, consid&#233;r&#233;e comme un &#233;l&#233;ment central du r&#233;seau Ben Laden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les pays du Golfe avaient &#233;t&#233; largement &#233;pargn&#233;s par les critiques internationales, en d&#233;pit de l&#233;gislations lacunaires sur le contr&#244;le des transactions financi&#232;res et la lutte contre l'argent sale&lt;/strong&gt;. Actuellement, le Conseil de coop&#233;ration du Golfe est membre du GAFI, mais pas les Etats de la r&#233;gion. &lt;strong&gt;Un programme d'&#233;valuation des l&#233;gislations anti-blanchiment de la r&#233;gion, initi&#233; il y a deux ans, montre que dans deux d'entre eux au moins (Bahre&#239;n et Kowe&#239;t), les dispositions en vigueur sont largement inop&#233;rantes&lt;/strong&gt;. Dans les deux Etats, de nouveaux projets de loi sont en discussion. La situation de l'Arabie saoudite et surtout de Duba&#239;, principal centre financier de la r&#233;gion, n'a pas encore fait l'objet de rapports. Cela pourrait changer, puisque le GAFI va &#233;tendre ses comp&#233;tences &#224; la lutte contre le financement du terrorisme. &#171; La liste noire n'est pas close, explique-t-on au GAFI. Avec ce qui se passe, elle a vocation &#224; grandir, et il y a une grosse pression pour l'&#233;largir. &#187; Les Etats du Golfe sont pr&#233;venus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; *********************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Un groupe en qu&#234;te de respectabilit&#233; bancaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dar Al-Maal Al-Islami (DMI), qui g&#232;re 3,5 milliards et emploie 70 personnes &#224; Gen&#232;ve, resserre son r&#233;seau mondial &#8211; notamment pour convaincre la Commission f&#233;d&#233;rale des banques d'accorder une licence &#224; sa filiale &lt;strong&gt;Faisal Finance&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Claude P&#233;clet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si au moins nous &#233;tions &#8211; comme nous le lisons ces jours &#8211; la soci&#233;t&#233; m&#232;re de toute la finance islamique ! &#187; Dans la spacieuse salle du conseil genevoise du Dar Al-Maal Al-Islami SA (DMI), un responsable qui pr&#233;f&#232;re garder l'anonymat relativise l'importance de sa soci&#233;t&#233;. Ce groupe priv&#233; cr&#233;&#233; en 1981 g&#232;re aujourd'hui 3,5 milliards de dollars et compte une vingtaine de filiales dans seize pays, mais ce n'est qu'un acteur parmi d'autres dans un secteur qui se chiffre aujourd'hui en centaines de milliards. &#171; Auparavant, nos principaux concurrents &#233;taient des soci&#233;t&#233;s comme le groupe Al-Baraka, poursuit notre interlocuteur, mais la plupart des grandes banques occidentales s'y sont mises : Citibank, UBS, Pictet, etc. Ce d&#233;veloppement est positif : il canalise vers l'investissement international des fonds qui &#233;taient auparavant th&#233;sauris&#233;s. &#187; En filigrane surgit une question pertinente : pourquoi s'int&#233;resse-t-on uniquement aux institutions portant un nom arabe, alors que les plus grands noms de la finance occidentale offrent des canaux importants aux fonds islamiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un lien tr&#232;s mince&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DMI est un des tr&#232;s rares groupes du Golfe qui envoient leur rapport annuel et acceptent de rencontrer la presse apr&#232;s les attentats du 11 septembre. Mise en cause par des articles et des rapports de &#171; renseignement &#187; &#224; l'authenticit&#233; inv&#233;rifiable, la soci&#233;t&#233; r&#233;fute cat&#233;goriquement &#171; les insinuations, all&#233;gations ou affirmations erron&#233;es associant le groupe aux r&#233;seaux financiers des organisations terroristes &#187;. &lt;strong&gt;Ces liens avaient &#233;t&#233; &#233;tablis notamment sur l'hypoth&#232;se d'une participation de DMI au capital de Al-Shamal Bank (Soudan), o&#249; Oussama Ben Laden aurait lui-m&#234;me investi 50 millions de dollars&lt;/strong&gt;. &#171; Nous n'avons ni n'avons jamais eu une telle participation &#187;, dit-on au si&#232;ge genevois de DMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sid&#233; par Mohammed Al Faisal Al Saoud, de la famille royale saoudienne, &lt;strong&gt;le conseil de la soci&#233;t&#233; fait notamment appara&#238;tre le nom de Haydar Mohammed Ben Laden, qui fait partie de la m&#234;me famille que celle du terroriste.&lt;/strong&gt; C'est toutefois un lien tr&#232;s mince dans la mesure o&#249; la famille Ben Laden qui g&#232;re elle-m&#234;me un empire industriel et financier a rompu officiellement les relations avec son mouton noir. Plus intrigante est la pr&#233;sence dans ce m&#234;me conseil de Omar Abdel Rahman Azzam, personnalit&#233; &#171; tr&#232;s honorablement connue &#187; et fils du premier secr&#233;taire de la Ligue arabe, nous dit-on. Or ce dernier, Abdel Rahman Azzam, est aussi le grand-oncle de Ayman al-Zawahiri, chef de la branche militaire du Djihad, consid&#233;r&#233; comme tr&#232;s proche d'Oussama Ben Laden et aussi dangereux que lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paradis offshore&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fait que la maison m&#232;re DMI se trouve aux Bahamas et que plusieurs filiales sont &#233;tablies dans des paradis offshore contribue &#224; alimenter les sp&#233;culations&lt;/strong&gt;. &#171; Nos proc&#233;dures de contr&#244;le interne sont tr&#232;s strictes &#187;, r&#233;pond-on au si&#232;ge genevois. A titre d'exemple, la liste de 27 personnes et organisations li&#233;es aux attentats publi&#233;e par le gouvernement am&#233;ricain a &#233;t&#233; imm&#233;diatement transmise aux filiales, et aucun compte suspect n'a &#233;t&#233; signal&#233; &#224; ce jour. De m&#234;me, les l&#233;gislations anti-blanchiment font l'objet d'une &#171; information pro active &#187; dans le groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, Faisal Finance, une des filiales de DMI, a demand&#233; il y a quelques ann&#233;es d&#233;j&#224; une licence pour le n&#233;goce de valeurs mobili&#232;res et ne l'a toujours pas obtenue. Selon une source proche de la Commission f&#233;d&#233;rale des banques, celle-ci n'a pas &#233;t&#233; accord&#233;e jusqu'ici &#171; parce que les nombreuses ramifications internationales du groupe rendent la surveillance assez difficile. La structure de DMI ne nous plaisait pas tellement. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre une raison &#8211; outre un r&#233;cent affaiblissement des r&#233;sultats &#8211; qui a conduit DMI &#224; concentrer et restructurer ses activit&#233;s l'an dernier pour am&#233;liorer efficacit&#233; et contr&#244;le. &#171; Nous ne sommes pas une organisation charitable, mais une entreprise commerciale qui doit apporter du profit &#224; ses 7000 actionnaires &#187;, insiste le responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien conseiller aux Etats Gilbert Coutau, qui a rejoint le conseil d'administration de DMI l'an dernier, apr&#232;s s'&#234;tre renseign&#233; dans les milieux bancaires et avoir &#171; pos&#233; des questions ouvertement &#187;, a &#233;t&#233; convaincu que les investissements du trust sont &#171; identifiables et transparents &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Le Temps, 2001. Droits de reproduction et de diffusion r&#233;serv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visitez le site internet du journal &lt;a href=&#034;http://www.letemps.ch&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Temps&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paradoxes de la finance islamique</title>
		<link>http://www.paradisfj.info/Paradoxes-de-la-finance-islamique.html</link>
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		<dc:date>2001-09-01T19:47:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;LES PRINCIPES RELIGIEUX &#192; L'&#201;PREUVE DE LA MONDIALISATION Paradoxes de la finance islamique N&#233;es dans les ann&#233;es 1970, les institutions financi&#232;res islamiques op&#232;rent dans plus de soixante-quinze pays. Apparemment paradoxal dans le contexte d'une religion qui r&#233;prouve les gains g&#233;n&#233;r&#233;s par le pr&#234;t, leur d&#233;veloppement a d'abord correspondu &#224; l'&#233;veil de l'islam politique. Mais il a surv&#233;cu &#224; son d&#233;clin, trouvant une nouvelle jeunesse dans l'essor de la mondialisation financi&#232;re. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.paradisfj.info/-FINANCE-ISLAMIQUE-.html" rel="directory"&gt;FINANCE ISLAMIQUE&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LES PRINCIPES RELIGIEUX &#192; L'&#201;PREUVE DE LA MONDIALISATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paradoxes de la finance islamique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;es dans les ann&#233;es 1970, les institutions financi&#232;res islamiques op&#232;rent dans plus de soixante-quinze pays&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apparemment paradoxal dans le contexte d'une religion qui r&#233;prouve les gains g&#233;n&#233;r&#233;s par le pr&#234;t&lt;/strong&gt;, leur d&#233;veloppement a d'abord correspondu &#224; l'&#233;veil de l'islam politique. Mais il a surv&#233;cu &#224; son d&#233;clin, trouvant une nouvelle jeunesse dans l'essor de la mondialisation financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonds islamiques, fond&#233;s sur le partage des profits et des pertes, ou, plus prosa&#239;quement, sur des investissements dans les secteurs dont le caract&#232;re licite est &#233;tabli, &lt;strong&gt;coexistent d&#233;sormais avec d'autres produits financiers &#171; &#233;thiques &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Ibrahim Warde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/WARDE/15584&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire l'int&#233;gralit&#233; de l'article sur le site internet du monde diplomatique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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