Paradis fiscaux et judiciaires

Pourquoi Daniel Kretinsky a recours à des paradis fiscaux

jeudi 8 novembre 2018 par paradisfj.info

Pourquoi Daniel Kretinsky a recours à des paradis fiscaux

L’homme d’affaires tchèque et son partenaire en affaires, Patrik Tkac, ont plusieurs fois utilisé des sociétés offshore, qui offrent faible fiscalité et réglementation accommodante.

LE MONDE ECONOMIE | 08.11.2018 à 13h05 • Mis à jour le 08.11.2018 à 17h34 | Par Jérémie Baruch et Jean-Baptiste Chastand (avec Vincent Nouvet)

L’homme d’affaire tchèque Daniel Kretinsky, qui investit dans les médias français et notamment dans Le Monde, est mentionné dans les « Panama Papers ». Cette série de fuites de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca, en 2016 et 2017, a éclairé avec précision les techniques d’évasion fiscale employées à travers le monde.

Les documents, consultés par Le Monde, révèlent que le propriétaire du groupe énergétique tchèque est le propriétaire de deux catamarans par le biais de sociétés offshore. Le premier, le Wonderful, un bateau de 22 mètres d’une valeur de 3 millions d’euros, a été acheté, probablement en 2010, en faisant l’acquisition d’une société enregistrée aux îles Vierges britanniques – un paradis fiscal connu pour ses pavillons de complaisance.

Après la révélation des « Panama Papers », en 2016, le Wonderful a vogué vers une nouvelle structure, dont les détails ne sont pas connus. Le second catamaran, le Black Swan, plus grand que le Wonderful, plus cher aussi, est également détenu à travers une société des îles Vierges britanniques, acquise en 2013 et un temps gérée par Mossack Fonseca.

Une villa à 20 millions de livres

Pour l’entrepreneur tchèque, tout ne passe pas par le Panama et les Caraïbes. On le retrouve aussi dans les fichiers d’Appleby, le cabinet à l’origine d’un autre scandale d’évasion fiscale, les Paradise Papers. Ces documents révèlent que Daniel Kretinsky a acquis en 2015 pour environ 20 millions de livres sterling (23 millions d’euros), Heath Hall, une magnifique villa classée dans Londres. Pour cela, il a utilisé une société inscrite au registre du commerce de Jersey – un paradis fiscal britannique situé près des côtes normandes.

Ce montage opaque lui permet de ne pas apparaître sur le cadastre britannique comme le bénéficiaire du bien et lui donne la possibilité d’économiser en impôt sur les plus-values et sur la location du bien. M. Kretinsky justifie le... Lire la suite.


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