Paradis fiscaux et judiciaires

Votre rapport insiste cette année sur le rôle désormais "central" que joue le phénomène de "la mal-gouvernance" dans le développement du trafic des drogues

lundi 2 novembre 1998

Un extrait de l’article "Votre rapport insiste cette année sur le rôle désormais "central" que joue le phénomène de "la mal-gouvernance" dans le développement du trafic des drogues" paru dans l’édition du 2 novembre 1998 du journal L’Humanité :

"Il n’y a pas que les pays de l’Est. C’est aussi le cas du Mexique, pays auquel nous nous intéressons particulièrement cette année. Sur le terreau fertile d’une corruption endémique, la privatisation d’une économie d’Etat croulant sous le poids de la dette y a été imposée sans transparence et sans contrôle démocratique, mais avec la bénédiction de Washington qui pensait tirer profit de la mise en place de l’ALENA (accord de libre-échange nord-américain Ä NDLR). De nombreuses privatisations se sont ainsi faites au bénéfice d’un petit groupe d’experts du trafic d’influence et des drogues, des paradis fiscaux et du recyclage des capitaux de la drogue, au point qu’on peut affirmer que les pratiques mafieuses caractérisent la gestion de ce pays.

C’est plus que du laisser-faire de la part des grandes puissances ?

Tout à fait. Pour parler uniquement de l’attitude caractéristique et contradictoire des Etats-Unis, un exemple avec une affaire qui a donné lieu à un procès, après une dénonciation un peu virulente par la presse américaine. Les Etats-Unis, pendant les cinq dernières années, ont envoyé 50 milliards de dollars (environ 300 milliards de francs Ä NDLR) en petites coupures en Russie. Cela répondait à des commandes dont on ne vérifiait pas l’origine, qui passaient par tout un réseau de banques, implantées y compris à Londres. Toutes les semaines, il y avait un avion de la banque d’Edmond Safra, à New York, qui, pour le compte de la Réserve américaine, transportait ces billets, sans aucun contrôle, alors que toute opération supérieure à 10.000 dollars en petites coupures contraint, à Miami par exemple, à une montagne de déclarations sur l’origine de cet argent. C’était simplement, assurait-on, pour éviter l’effondrement de l’économie russe, qui s’est malgré tout produit."

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