Paradis fiscaux et judiciaires

Monaco se met aussi à l’heure de la rigueur

vendredi 20 juillet 2012 par marieagnes

Monaco se met aussi à l’heure de la rigueur

Créé le 12-07-2012 à 06h06 - Mis à jour le 20-07-2012 à 15h22

Fanny Guinochet

REPORTAGE- Le Rocher a dû changer de régime. Pour retrouver l’équilibre budgétaire, il s’est imposé une cure d’austérité... relative mais perturbante.

[...] L’Etat a aussi donné un sérieux coup de rabot dans son train de vie. Baisse de 14% à la culture, de 60% à l’équipement urbain... "Monaco n’est pas soumis aux agences de notation, puisqu’il n’y a pas de dette. Un pays sans dette et maîtrisant ses dépenses inspire confiance", assure Michel Roger.

Et c’est bien sur cette confiance que mise le Rocher. Redevenir un havre de paix pour millionnaires est sa priorité. Car les fortunes ont commencé à déserter, inquiètes des mesures prises pour lutter contre la réputation de paradis fiscal de la principauté. De fait, de nouvelles conventions internationales ont été signées, imposant plus de transparence. En Italie, une récente législation a obligé ses ressortissants à rapatrier leur argent...

Et puis une immigration d’un nouveau genre se développe : de riches Italiens, Grecs, Espagnols fuyant la crise qui sévit dans leur pays pour se réfugier dans cet îlot préservé. "Avant, ils venaient passer des vacances, mouiller leur yacht, placer leur argent, note l’avocat conseil Micca Ferrero. Maintenant, ils s’installent, avec femme et enfants. Ils sont séduits par la tranquillité monégasque." Malgré la cure d’austérité, les effectifs de police - environ 500 agents - n’ont pas été touchés. Car la sécurité, c’est aussi la priorité absolue des fortunes de la "nouvelle Europe", ces Russes, Lituaniens, Ukrainiens qui viennent de plus en plus dépenser, souvent en liquide, dans les palaces et restaurants monégasques. Peu importe, si cette clientèle bling-bling agace, elle est indispensable à l’économie de Monaco. "En juillet-août, ils font 80% de notre chiffre d’affaires", confie un cadre de l’hôtel Méridien.

Et si les résidents à l’année ne sont qu’une poignée - à peine plus de 200 - ils pèsent lourd. Parmi eux, le numéro un mondial du tennis, Novak Djokovic, qui a élu domicile avec sa petite amie sur l’avenue Princesse-Grace, la rue la plus chère du monde. Mais le meilleur exemple reste l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev, 93e fortune mondiale, qui en 2011 a racheté le club de football. En injectant des millions dans une AS Monaco exsangue, l’ex-magnat de la potasse n’a pas eu de mal à devenir résident. Le prince qui s’était toujours refusé à céder à des étrangers les parts du club, pris à la gorge financièrement, s’y est résolu. Lire la suite sur le site du magazine Challenges.


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