Paradis fiscaux et judiciaires

Classement sans suite de l’enquête préliminaire visant les biens de chefs d’Etat africains

vendredi 23 novembre 2007

Société

Classement sans suite de l’enquête préliminaire visant les biens de chefs d’Etat africains

AP | 23.11.2007 | 17:06

Le parquet de Paris a classé sans suite le 13 novembre dernier l’enquête préliminaire ouverte pour "recel de détournement de fonds publics" visant l’acquisition de bien en France par des chefs d’Etats africains et leurs familles, a-t-on appris vendredi auprès des plaignants, les associations Sherpa et Survie.

"Les investigations n’ont pas permis, en l’état, de mettre en évidence des infractions pénales", écrit le parquet dans son courrier aux plaignants que l’Associated Press a pu consulter.

La plainte avait été déposée en mars 2007. Sherpa et Survie demandaient à la justice française d’enquêter sur l’origine des fonds et flux financiers qui ont permis l’acquisition de ces biens en France. Les associations visaient les multiples résidences parisiennes et villégiatures de bord de mer de cinq chefs d’Etat africains : Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou N’Guesso (Congo-Brazzaville), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale) et Eduardo Dos Santos (Angola).

Me William Bourdon, avocat des deux associations, a dénoncé vendredi "une décision politique" des autorités judiciaires. Les immeubles appartenant aux familles des présidents Bongo et Sassou N’Guesso "n’ont pas été obtenus par le labeur ni des chefs d’Etats concernés ni des membres de leurs familles", écrit-il dans un courrier adressé au parquet de Paris.

"Par cette décision, la France envoie un signal désastreux à la population africaine qui, légitimement, pouvait espérer ce qu’elle ne peut pas obtenir sur son sol, c’est à dire l’identification de ceux qui, par des détournements massifs d’argent public opérés, contribuent à son appauvrissement", déplorent dans un communiqué Sherpa et Survie.

Dans sa décision de classement sans suite, le parquet rappelle aux plaignants qu’ils peuvent déposer plainte avec constitution de partie civile ou citer directement devant le tribunal correctionnel les supposés bénéficiaires.

© AP

Publié avec l’aimable autorisation de l’Associated Press.

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